Je
pédale plein soleil, maillot jaune, les fleurs de chardon sont
mauves et étincelantes
Je pédale et le soleil se
couche, commence à décliner, sur un horizon où
les lignes de son visage se momifient à léternité.
Mon index dessine les traits clairs-obscurs dune lumière
lunaire
Un grand doigt pour lhumanité. Je devrais
pleurer en tel événement ; mais ma faiblesse blindée
my échappe. Je pédale pleine cuisse, et le bitume
défile ainsi que ce week-end de lamour, de lamitié
et dun ami en larmes. De part mon impuissance à agir, à
croire en Elle, je bascule dans cet état de bile, datrabile
et de geysers lacrymales qui coulent dans mon ventre dâme.
Je pédale dun trait jaillissant de doutes et de sourires
blancs. Je devrais pleurer en tel événement ; mais ma
triste joie my fuit. Je glisse sur ce visage, qui jadis dil
y a quelques secondes séclairait dune lumière
cathodique dun visage bien plus beau que le mien. Je glisse sur
ce tarmac dun zeugma indéfini. Je pédale et les
chocs de la route me reviennent en vertébrale colonne. Une à
une sentrechoquent et se déflagrent irréfragablement.
Je file et débobine bien plus quun fil. Pelote que je confiais
à laller à mon ami Pascal, qui craint de ma fouge
emballée. Pelote de sentiments qui se joue sans griffes, sans
miaulements. Je pédale plein soleil, maillot jaune, les fleurs
de chardon sont mauves et étincelantes
dune carcasse
métal du fil de ma bobine
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