J'ai jamais vu un tel cul. Ma gorge se sèche et s'étrécit. Elle est toute proche de moi. Je serre les bras, je dois transpirer, du bleu ciel au bleu ombré. La jeune eurasienne, ou chilienne, se retourne quelque fois et me fixe de ses grands yeux noirs. Je sais pas ce que j'ai aujourd'hui ; est-ce l'effet de la soirée de ce soir ?
Je cramponne le cintre de ma housse où flotte mon costume blanc. J'hésite à lui filer un carton, et s'il m'en manquait pour ce soir ?
Son cul est à une hauteur supérieure à celle de son nombril. Je suinte de partout. Se calmer. Je pense à Caro, à ses doigts sur mon corps, à ses doigts sur ma main, mes doigts dans son sexe, sa main menant la mienne.

Je passe chez Flammarion. Récupère une enveloppe avec des cartons et sympathise à bises affables avec Noël Godin (c'est bien Noël, ma petite Caroline !). Je demande à deux charmantes assistantes trois cartons supplémentaires. Avec un brio d'un type heureux et sûr de sa fougue linguale. Je suis celui qui parle.

Je passe quelques coups de téléphone, à des gens que je ne connais pas mais à qui j'ai promis des cartons suite à des mails enjoués. Un seul rendez-vous, à la terrasse de l'Indiana, place de la République : Flo, pote de Mathias et Régis, Sébastien, Pierre, Laura et leurs amis, Cédric, un jeune de Touquin, Greg, un ami de Philippe, Lata, une amie de Stig, Laurence, l'ami de PEB, Pascal et Vanessa.

Mais avant, je vais chercher ma petite puce à gare de Lyon. Elle a retrouvé dans le train notre amie Corinne de Nice. Je l'avais pressenti. J'étais certain qu'elles s'y retrouveraient. Je lui avais dit.

J'attends gaiement à la gare, aidant quelques vieilles, souriant à quelques enfants. Ma puce arrive avec une heure de retard. Le train en quai, le temps est un supplice, je ne les vois pas déboucher. Je m'avance, le pas fragile, et si… mais si, les voilà. Ma petite puce roots avec l'élégante Corinne. On lambine dans la gare à la recherche d'un café où se poser. Je suis fatigué du bruit, du monde, du piétinement.

Vite, rentrons chez Sébastien. Déposons ses affaires. Sébastien est là, des cordes naviguent dans l'appartement et acheminent des habits au vent chaud de l'après-midi.

Coups de téléphone, ses amis, mes amis ; du thé vert Japonais fait par Sébastien, rasé tel un bonze. Hallucinant.

19h : rendez-vous avec amis et inconnus. Tous autour d'une table. Ça discute.

20h30 : douche et préparation. Un ami à elle se pointe, " Fab le Nabab ". Dès le début, je sens que c'est un crevard, un homme humainement mauvais, néfaste. J'ai le nez, aussi pour ça.

22h : je décide de prendre un taxi, son ami s'incruste. Caro ne dit rien, tout au contraire, ils parlent de son court, car Fab sera l'un des comédiens de son prochain tournage. Je rage, et le fais savoir. J'avais en tête une arrivée avec elle, et non encore un trio !

Je m'excuserai auprès du type une fois à l'intérieur. Mais j'arrive là-bas avec un goût amer de gâchis. Je peste encore un peu. Puis, le show must go on.

Belle soirée :
Mes amis de Touquin, JP, Fred, Stéphane et Laetitia
Mes potes du 77 : Pascal, Rodolphe, Xavier, Clément, Arnaud, Julie, Andrew, Jessica …
Les écrivains de bordel : il manquait Yann, Régis, Alexandre, Philippe Di Folco, Martin, David, Catherine.
La tribu des Canadiens : Gaétan (lui vient d'Edinburgh), Rodolphe, Guillaume…
Mes potes du bus : Cédric et Cédric

Je suis ravi de voir : Marc Dorcel, le Walt Disney de mon adolescence, Estelle Desanges, Bernie Bonvoisin, son ami Pierre, Héléna Villovitch, Gérard Oberlé, Manuel Carcassonne, Nikos, Côme…

Rares hic :
Un gars vient m'insulter, puis s'en prend à Charles. Je le fous dehors, puis demande aux videurs (des anges vraiment, aimables, compréhensifs, des perles) de ne pas le faire entrer. D'ailleurs à chaque fois que je demandais de faire entrer des gens (amis d'amis d'amis), ils ont accepté avec sourire.

Eric TC signe une insulte justifiée sur un poster consacré aux auteurs et aux people… Et à Olivier et Philippe…

Réminiscences :

Je me suis mis à genoux devant Benoît, et j'ai apprécié de revoir Jérôme " Genoux, hiboux, cailloux "… qui aurait dû aller sur France Inter pour entre autre parler de Bordel.

Juliette Joste est une bonne fée, Eric BB, un dragueur affûté, Néo, un prêtre endimanché de blanc, Marie Sophie, une perle…

Philippe est avec sa ravissante jeune femme, douce et angélique… Florian avec Marine Delterm (eh j'ai des photos de vous sur mon HD), Nico avec Nikos…

D'après Xavier, les filles me jettent des regards langoureux. Je ne vois rien, je ne pense qu'à Caroline, à ma jalousie pour Cyril. Je renvoie toutes ces créatures…

Drôle, Lolita Pille se lance dans une scène théâtrale lorsque je la salue. Elle a lu mon journal, " vilaine peau … imbaisable ". Elle crie dans le hall, " ce garçon ose me dire bonjour alors qu'il a écrit que j'étais imbaisable ! "
En discutant avec elle, j'apprends que c'est la même journaliste de Libé que celle du papier sur Valérie qui avait écrit l'odieux torchon sur ses propos.

Je suis fatigué de mes peurs, j'envoie chier méchamment Cyril, ivre mort, grotesquement lui-même.
Je veux parler avec Caro, j'envoie chier les gens qui s'approchent, dont la petite Lata ou mes amis Xavier et Clément.

Je sens qu'elle m'aime, mais elle aime aussi Cyril. Je suis profondément perdu.

Le retour est un gavage. La tension est présente dans la voiture. Cyril est égal à lui-même, mais cette fois-ci, les amis sentent le malaise. Une amitié va se briser : Cyril va piquer la copine du loyal ami Stéphane.

Nul n'est dupe.

Ni moi

Ni dieu.