Dans
de " beaux draps ", le soleil me love une dernière
minute encore. Tissus blancs posés sur le fauteuil, je n'y trouve
aucune odeur. Je les savoure d'un regard edelweiss. Deux touches de
piano tapotent en synchronie, je me lève, chabada. " J'en
chie " sur une cuvette branque, cassée à droite par
Caroline, à gauche par Régis. Les gens qui m'aiment me
cassent les chiottes ! Madone
de Munch, Cri de Munch, Cendres de Munch
Je découvre
que Munch souffrait de paranoïa, d'anxiétés, et l'une
des pires, de jalousie. Dualité de la vision de la femme, attirance
et peur, érotisme et mort ne font qu'un. Apparition séraphique
et idéal inaccessible. Je lis cela sur divers sites, reçois
un mail de Régis qui me glace, me sue, me tétanise
Il y a des phrases pétrifiantes comme une chevelure de Gorgone.
Je reste muet, tel que je le décidais, pour cette journée,
concernant ce cri en moi. Régis rejoint cette zone de silence,
d'absence. Frédéric G. m'envoie un texte
Régis
m'envoie un mail, il connaît l'animal, l'animal traqué
dans son silence. Je le persiste. Je lis cette phrase troublante juste
après la lecture des mots de Régis (Tu es un homme
de mots), " Je fais peut-être un excès de paranoïa,
si je pouvais parler à Madone je lui dirais. " Mes silences comme des zones de sueurs. Des claquettes de François de Roubaix, Chapi Chapo, mutisme d'un cur et exubérance d'une gestuelle conviviale. Audrey, portrait sur G4. On blague, on s'échange un Tampax (notre " Graal " depuis quelques jours, que l'on cache à tour de rôle), cette fois-ci collé à la veste légère de Franck par Christophe. Avec Franck, on fait gober tout et n'importe quoi sur une collègue à ce dernier. On me charrie sur Audrey, via le portrait. On charrie les autres potes du " bocal des cerveaux ". Mon mutisme absurde est bruyant comme une colonie en gare. Pourquoi
ce jour ressemble-t-il à un long geint intérieur ?
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