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Watashi
wa anata ga suki desu
Je sors de ma douche, il est une heure passée. Je m'essuie, enfile
un grand caleçon trop grand trop bien lorsqu'il fait si chaud.
Un insecte noir trottine sur mes draps, je le gifle de la paume. Je
suis déjà en sueur. Les chaînes du satellite restent
dans l'obscurité, pas de film porno cette nuit. Une légère
brise me rafraîchit. Je reviens de Paris, Rodolphe m'a déposé.
Un Japonais goulu, où je commençai le dîner une
demi-heure avant les amis, par une double bière et paire de sushis
saumon. Je rentre, et nul message sur mon répondeur, des mails
sur les deux adresses, je répondrai demain. C'était donc
le dîner anniversaire de Stéphanie ce soir, et de Sébastien,
un peu, par ricochet. Lui, c'est le 29 juillet. Il y avait son amie
Caroline, en pantalon Cimarron très saillant & sexy. Les
contours des yeux au crayon, un petit ventre plat et brasillé.
Sébastien jouait du torse dénudé, son bidon dégonflé.
Tout comme Vincent, l'ami mercantile de Stéphanie, avec le torse
bien moins glabre, euphémisme, que mon ami Sébastien.
Stéphanie ce soir était très belle, avec un joli
dos, et un très séduisant sourire. Stéphane est
anagramme de Vincent, plaisantais-je. Il y avait aussi Olivier, le père
de Stéphanie, Loïc (chemise blanche aussi, cf. Rodolphe
et Vincent) et une très diaphane Gaëlle en robe laotienne.
Nous fûmes rejoints par Mathieu, très bon show-man dans
ce resto accompagné de sa petite amie. Il est une heure passée
et demain je me lève. Ce matin, je fus réveillé
très tôt par le son des tracteurs, des engins dans les
champs voisins. Une journée où j'arrivai en retard, attendu
par Geneviève au visage pâlichon. Fatigué, mais
étrangement attirant. Tout de même. Par des mails de Valérie
qui me rappellent qui je suis. Mais avant tout cela, ma mère,
sortant d'une porte, d'une maison, proche de l'abribus, où elle
faisait le ménage, me parlant de ma cousine, Muriel, qui lit
ce journal (depuis l'article du Pays Briard), dans lequel je
parle souvent d'une jeune fille
Etrange destin.
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