Je repense
à certains de ses reproches : je refuse les choses simples. Elle ne
serait jamais allée chez son amie Isabelle, elle voulait baiser
avec Cyril. C'est ça être simple. Ce n'est pas une prison. D'être amoureux. Et je sais qu'elle l'est ; elle me l'a dit. Pentecôte, je tourne encore en rond dans ma maison. Je regarde des gens aux chaussettes hautement relevées passer sous ma fenêtre. Ils vont à la brocante. Sébastien et Rodolphe m'appellent. Et se montrent des amis. Je suis heureux pour Cyril car Caroline est une fille pour lui. Mais elle est aussi une femme à qui j'ai dit je t'aime et qui m'a dit je t'aime. Avec qui l'histoire fut trouble. Mais vendredi, elle aurait dû mieux comprendre mes erreurs passées. Ses conclusions furent la fuite, se réfugier dans le simple, le simple du beau garçon. Je lui
écris : j'ai eu
peur et t'ai insulté je ne cherchais
pas la pureté dans mon attente et solitude... mais une fille tu es une fille ainsi, tu es une fille dont j'aime la peau tu es une fille avec qui j'ai envie d'écrire la peur
fait faire des bêtises, tu en fais aussi et pourtant tu n'avais
pas tu es partie
au moment où ma peur devenait une intensité, la transition
fut dis-moi que cela est ainsi je t'aime Anne Cécile
est belle, douce, etc... elle a son ami, et je ne veux pas bordel,
c'est une créatrice que j'aime je n'embrasse pas un objet, d'Art tu me manques sm Dimanche
matin, dernière souvenir de sa voix
Elle reparle d'Irréversible
et me compare à Dupontel. Ce qui m'enrage. Tout ce qu'elle me
reproche fait l'essence même de mon écriture, de mon journal,
de cet homme qu'elle aimait, qu'elle reçut comme un messie dans
sa maison de Roquebrune. Elle est partie. "
Je suis seule, tu es seul, nous sommes toujours seuls " dit-elle.
Gaspar Noé l'a trop marquée ! Il faut que je fasse illusion : Bordel compte sur moi. Mais permettez-moi d'écrire encore " je t'aime, Caroline ".
J'appelle
Caroline, elle devrait être dans le train, mais je sais bien qu'elle
est restée chez Cyril. Je laisse un message et appelle ensuite
Cyril. Chez lui, avec elle. Je passe les voir. Mon grand-père
m'emmène, je rentrerai avec le vélo de Cyril. Je regretterai son joli sexe si facilement humide, si doux, et son joli sourire une fois ouvert Sa bouche, le souvenir de mon sexe pourpre qu'elle posait délicatement sur sa langue. De sa main qui jouait avec mon prépuce. " Je suis heureuse que tu ne sois pas juif " dit-elle, malaxant mon sexe. Désormais je ne suis plus la " plus jolie bite qu'elle ait vue " La voir stone, sous alcool, avec cernes ricanante bordel, nous nous sommes dit " je t'aime " Cyril semble s'en foutre. Heureux les bienheureux
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