à Alexandre Millon puis, à Philippe (qui m'a dit le lundi 2 juin que Caro était une " nouille ", car elle n'aimait pas mon physique ) puis à Valérie, qui m'aime tant. Caro prenait tous mes reproches à la lettre : " nouille ", " ignare " (quand on parlait d'Histoire ou de l'Afrique), " pute " (ça, c'est la bêtise, la jalousie, la rage) [Un message
de Caro, (22h, le 10/06), je l'écoute après avoir écrit
ma page : elle a écouté mon message où je lui stipulais
le " dommage " de cette situation, et me dit qu'elle a dîné
chez les parents de Cyril et qu'ils attendent que je les rappelle. Si, je sais qu'elle m'aime, et que Cyril aussi, vieux brigand, tangente. Je rappelle à 23h, répondeur. Ils baisent.] [J'ai Caro au téléphone, 23h30. Ils ne baisaient pas. Elle me charrie avec Anne Cécile, " y a bien un type qui la traitera de pute dans la caravane à Perpignan ". Le jeu est grotesque. Je m'énerve et dis au revoir.] Un mail de Bénédicte K (jolie blonde avec Carl, premier lien) regrette mon invisibilité de mercredi, et pourtant j'étais partout, de blanc saillant. D'ailleurs les séries de photos lui donnent un peu raison Les photos de bordel : http://www.spill.net/mixbeat/p5juin03/hustler/hustler.html http://www.adamproject.net/photos/04_06_2003/ http://www.parissi.com/mag/zapping/20030611/index5.html
Un message de Soral, m'invitant à boire un verre. La journée commence bien. Un reportage
sur les " femmes et les légumes "
me voilà
resserré. Caro et ses brocolis
Arrivé au boulot, avec ma fougue loufoque retrouvée Je ne dois pas me perdre. Philippe et Régis, à leur façon, m'expriment la joie de pouvoir lire mes récits sur le journal de Touquin. Je me sens libéré d'avoir tout écrit, lâchant un peu mon dogme, car j'ai tout écrit en une soirée, en respectant la sincérité émotionnelle de l'instant. Vers 10h, d'une cabine, après avoir gambadé pour acheter une carte, j'appelle Caroline ; toujours avec Cyril, à Faremoutiers. De la discussion, une révélation, même sans mon clash de jalousie " prémonitoire " de vendredi, elle serait un moment ou l'autre partie avec Cyril. " J'avais envie de l'embrasser depuis des jours " " mais je sais aussi me retenir ". Pas lors de son séjour chez moi. Cela aurait été fait dans le " dos ". Midi, déjeuner à l'Atmosphère avec Franck, Olivier, Sébastien. Ça discute, job. Je ne crois plus être capable de handjob. La solitude radicale de Job. Pause chez
BETC, je rejoins Agnès, amie de Jean-Luc Bitton (Homme des Episodes)
qui avait balancé le lien vers le site de Pascal lors de la soirée
Tong Cuong, provoquant une dérivation vers le mien et mes affres
amoureuses avec Marjolaine. Livrés à tous, jusqu'à
mon DG. Bières
du soir, avec les gugusses du midi. Je me rends compte que les jolies
filles sont foison. Des jeunes filles, Polonaises ?, Hollandaises ?,
Allemandes ? La Palette, Odéon, je sue Juliette, yeux de petites filles, rire de collégienne, le plaisir de vivre Avec une amie, Pamela, régie au Monde. Charmante et élégante. Une amie de Diane. Nous en parlons, après mes aventures sensuelles avec Caroline et Cyril, me voilà reparti vers mon lyrisme Botticellien, de mes rêves Artémis. Idem, comme pour Marjolaine, j'avoue que je ne suis plus touché, que le rêve s'est brisé au moment où je comprenais qu'il n'était que rêve et art. Je fus tout de même ravi de la saluer lors de la soirée au Hustler. Elle me montre leurs photos à Nîmes. Grosses pommettes rouges, je ne vois plus que cela. Je regrette essentiellement d'avoir été bête et méchant dans ma cristallisation lorsque Diane, discrète, avait commencé à se confier. Je ne respecte pas l'Art ; ça, c'est impardonnable. Sébastien,
avec lui, explication rationnelle et psychologique de la tragédie
Caroline. J'ai vraiment bien réagi en écrivant. J'essaie
de comprendre. Sébastien raisonne, ça résonne aussi
dans ma tête, toutes ces histoires. Lucas, Willy, Sébastien M. réagissent aussi, et me témoignent de l'intensité de ce récit. 00h, Sébastien
espère travailler, mais son amie Caroline vient de l'appeler,
je sens que dans sa caboche, ça doute, ça vrille, ça
infuse. Je regarde mes mails avant d'aller jogger pour rejoindre Régis
et Flo au Timbaud. Un mail de Cécile, Cissou, homonyme amie de
Caroline, celle partie avec Cyril, baptisé par moi Cissou lors
de lointaines vacances à Carnon. Je cours
jusqu'à eux, le mail de Cécile repassant dans ma tête
en boucle
Toujours
Caroline, ultime hypothèse de Régis : elle est devenue
une uvre à part dans mon uvre. Il ne croit pas que
je ne puisse revoir Cyril ; je n'ai pas de haine, juste un vide. Un
espace effacé. Trahi. Flo, lui, est plus radical. Un ami ne fait
pas ce qu'il a fait. Mais Cyril n'est pas comme nous, humain, soit,
très humain, mais il ne pense pas, ne se projette pas, n'a pas
saisi que sa décision était la finalité d'une amitié.
Je l'imagine bien arrivant benoîtement chez moi, l'air de rien.
Une croix, tu l'aimes, tu oublies Je sais pas. J'oublie des choses en ce jour. Mais je me couche dans le lit, avec Sébastien. Merci Régis, Merci Cécile.
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