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" Comment tu réagis à tout le mal que l'on dit sur
Bordel ? " me dit blanche visage, quelques taches roses, femme
en phase désirante, ange diaphane du cinquième étage.
France Inter revient, comme quoi, il y a des gens qui n'écoutent
pas Nostalgie ou Oui FM. François L., animateur du site non officiel
de FB, m'avait fait par d'une phrase très rigolote, Je suis
pour la réouverture des maisons closes mais pour la fermeture
de la revue Bordel ; d'après Céline H, avec qui j'ai
déjeunée hier, il s'agirait de Viviant. Visage symboliste,
Gustave Moreau, ne sait pas trop, possible. Ou pas. Peu importe.
Je reprends une formule moixienne, " j'ai trop la tête à
ma bite pour me tracasser de ces jeux parisiens ". Presses régionales
élogieuses, enthousiastes, s'en foutent que Florian ait le prix
de Monaco ou que Charles soit ou ne soit pas dans la prochaine émission
de FOG. Ils apprécient tout bêtement l'idée qu'un
jeune type fasse des choses avec d'autres types. Tout simplement. Humainement.
Blanche, plus proche de la critique underground de Bordel, je soupçonne.
Peu importe. Tout cela n'est qu'avortement sans ftus. Rien là-dedans.
" Pas de bébé " aurait dit le monstre Caroline.
Nous sommes au niveau du sol, sur ces sièges de fer, designés
par un homme moderne, devant nous, les toits de Paris. La terrasse BETC.
Un endroit touristique. Mais sans touristes, que des clones branchés.
Jupes longues serrées, talons hauts, lunettes tondo, mais rien
de la grâce Botticelli. A blanche légèrement rosée,
je parle de blanche Marjolaine, encore entendue de la bouche de Nana,
amie, que j'ai saluée avant d'emmener Blanche rosée boire
Coca light sur terrasse hype.
En la raccompagnant à son ordinateur, blanche Marjolaine, robe
noire sur peau blanche, croisons, " bonjour ". Délicieuse,
ailes, blanches. Rien d'un ange.
Puis, discussion avec Nana, physicienne Georgienne, perdue dans ce monde
absurde de la pub. Absurde comme le monde quoi, plus agaçant
ici par sa faune colorée, d'un campus hystérique, et hiérarchique.
Je marche vite. Toujours les gros pavés du 3e arrondissement.
Je suinte. Dans les cabines, Jérôme ne répond pas.
Je colle ma chemise blanche, à ma peau qui se désagrège.
Je décide, malgré cette chaleur collante, de me coltiner
la suinte humaine parquée en wagons. De tous ces efforts, j'arriverai
tout de même avec un quart d'heure de retard. Jérôme,
magnanime, et Correspondances de Nicolas de Staël me guide,
de bar en bar, d'endroits in à endroit cool. Nous nous stoppons,
net, sous une arche, près d'un marché couvert, dans un
bar Irlandais à la serveuse Polonaise. Le Coolin.
D'une nouvelle cabine, Jérôme serein et lisant sous l'arche,
je dépose un message et le numéro de Jérôme
à Pascal B. qui avait évoqué un barbecue chez Audre
D. Soirée Tech. Puis, j'appelle Vanessa P., avec une amie au
Fourmi, mais non, à La Palette, comme le plan initial.
J'en informe Jérôme. Nous rejoindrons Vanessa et son amie
après notre verre, Pascal nous joint pour nous dire que nous
sommes les bienvenus chez Audrey, rue des Abbesses. 18e, un peu loin.
Mais bon. Avant cela retrouver les filles, Jérôme tient
également à passer à la Hune pour acheter le livre
d'Alexandre M., avec qui il correspond, l'effet Bordel, ainsi que m'offrir
le Journal de Jean-René Huguenin. Nous commençons
par La Palette. Petite table en coin, Vanessa, Marie, pommettes à
pincer, phéromonale séduction et un jeune éphèbe
cheveux frisottés, chemise hawaïenne et yeux turquoise.
Bougeons et dînons, disent-elles. J'inspecte le regard de Jérôme,
nous étions venus boire un verre. Accord. Cela me va aussi.
Amos tente le lien avec Vanessa. Dubitative. Jovial, spirituel et séduisant.
Comment peut-elle résister à son invitation à un
week-end cloître, piscine et champagne. Jérôme semble
se plaire à la compagnie distinguée de Vanessa. Je suis
sous charme des joues dodues et voix gouaille de la petite douceur Marie.
Mon poulet au cidre est succulent. Le vin est rouge. De Bourgueil. A
la Hune qui ferme, Jérôme a tout de même le temps
de m'offrir le livre promis. Puis, à la station St Germain, les
filles nous quittent. Les héros de roman poursuivront jusqu'à
Odéon. Puis encore, l'auteur de cette page finira à pied
jusqu'à la rue de Turenne où il retrouvera lit, bière
japonaise et messages numériques.
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