Jour de grève… Jour de fête… Jour de paix…

Il neige de la pluie, assombri et jauni, le ciel, mais après la pluie chinoise, le soleil, le bleu et le blanc des nuages.
La pluie tombe comme ça depuis quelques heures, entre deux oasis de couleurs gaies. Puis, elle arrive, elle tombe par grains, par poignées de perles, comme ça, comme jetée au sol sans trop faire attention. Dans une lumière de photo 1900. J'aime assez ce voyage dans le passé, la musique de Debussy, le jaune Cézanne à qui succède le bleu Matisse, les derniers jours de Gauguin, le jaune de la pluie, tout est jaune chez Paul, du Christ aux tahitiennes, le bleu de Picasso, 1900, cette après-midi d'un faune…
Le soleil brille sur mon clavier. Il brille dans les hauts ramages des arbres du parc, j'écoute les Wampas. La gouaille va bien à 1900. Pourtant c'est l'époque de France, de Barrès et des décadents précieux…
Je cherchais le rouge, qui me manquait, j'avais déjà le bleu du ciel, le blanc des nuages, l'ocre était pourtant si évident, la terre battue de Hambourg, là dans la télé. Pour la trilogie chauvine, pour la primaire, j'ai le jaune de 1900, qui me fait le vert de la cathédrale organique qui entoure ma tour, dans le ciel redevenu bleu.