Je cours, je cours bien trop souvent pour justifier de ce bidon de graisse celluliteuse. Je cours, je sors de chez Valérie, propos sur mon " projet de la semaine ", propos sur " Héloïse ", propos sur " Ferdinand et les iconoclastes ". Je quitte le couvent à 21h04, j'ai rendez-vous à 21h au Flore avec Philippe, peut-être Eric, s'il n'est pas avec Soral, et David, si son bébé le lui permet. Je suis entre deux, sur la ligne 4, entre mon bureau à Gare de l'Est et le Flore à St Germain. Mon barda, ordinateur laissé sur le desk, les clés aussi, bon sang. Bonne suée. Je galope, plonge, maudis le temps d'attente, replonge, ressors, galope, Philippe, tu peux miser sur mon dossard. J'ai pas les clés, je gueule hystérique à la grille. On vient m'ouvrir, je bafouille, je pénètre, je monte les marches, range le bordel, repars, et hop, replonge dans les escaliers, failli me casser la binette, je cours, je slalome, ne mate aucun cul, je suis à la rue. Ruée vers le Philippe, et les potes, Benoît aussi devrait passer. Je cours, aux risques d'arrivée cheval mort. Ne m'abattez pas. Je plaide coupable, mais je n'ai ni montre, ni téléphone. Je cours, il fait nuit dans tout Paris. Je passage-piétonne telle une buse, je fixe mon objectif, le Flore, et ce n'est pas un SDF qui m'en empêchera, ou une ribambelle de badauds nonchalants ! La suite était vachement bien. Mais... je dois la retirer. Pourtant, y avait Terence & Philippe. Une histoire de flatulences, donc. Et même un livre de Guy Dupré ; et Edouard Baer qui ne connaissait pas Guy Dupré ! Et on a parlé aussi de Jean Mecker, "Les coups" de 1942. C'était bien. Mais...
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