Mon dimanche
était bien pluvieux, je n'avais envie de rien. Une belle lassitude
généralisée, seul la finale de Hambourg entre Coria
et Calleri m'avait sorti de ma léthargie. Deux amis qui s'affrontaient,
deux Argentins, deux " fans " de Mancini, la brute des années
90. Tous deux se précipitèrent à la fin du match
dans les bras du coach de l'adversaire. Mancini entraîne le petit
Coria, mais c'est aussi l'idole du solide Calleri. David a une nouvelle
fois battu Goliath. J'avais repéré Coria l'année
dernière lors d'un seizième de finale contre Vinceguerra,
le Suédois d'origine Italienne. Il avait perdu mais avait démontré
une énergie incroyable et un coup droit phénoménal.
Sans oublier les jambes, qui font tout au tennis. Le jeune moustique
argentin confirme dans un Master, après une finale perdue à
Monte Carlo contre un autre moustique mais hispanique, Ferrero. Beau
bilan, trois Masters sur terre et une finale perdue et donc une finale
remportée. La finale
terminée, je me fais de nouveau chier. Y a bien des livres à
lire qui traînent sur une étagère, mais je suis
gavé de lecture. Le gosier imploserait à la prochaine
page, pour ce week-end. Je zappe sans trop d'espoir, Carla Bruni tapote
ses cordes de guitare et chantonne à voix déraillée,
le juge Halphen piaille sur France 5 avec ce con du Nouvel Obs, j'oublie
toujours son nom à ce crétin, c'est le rédacteur
chef, je cherche, ah si, Laurent Joffrin, je continue mon voyage en
enfer cathodique pour débouler triomphalement sur le documentaire
consacré à JCVD. Je ne pensais plus le voir. Une heure
en compagnie d'un type sincère, authentique et qui a des choses
à dire. MERCI JEAN-CLAUDE !
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