Sur la " 3 " de Csat, Ovidie enlunettée, verres carrés, peau blanche, qui me fait peur, blanche comme de la crème, comme la peau du lait quand il bout, bah, j'aime pas quand cette peau se mélange à mon Banania, suce la grosse bite de ce petit acteur Italien, qui me ressemblerait en raison de la taille de son appendice, appendice nasal. Bordel ! J'ai la gaule, en main. La règle pas loin. Mais je ne suis pas gaucher, et je n'ai pas envie de me calculer la bite. Elle enroule bien le gland du signore. Elle s'écrase de toute sa lourdeur sur le petit corps rital, ses seins blancs, miches de pain d'Heïdi, dodelinent ; ils sont si beaux, enfin de compte, ses vrais seins ni trop gros, ni trop petits, juste beaux. Ils s'embrassent goulûment la bouche, puis, leurs langues se titillent amoureusement. On embrasse drôlement beau dans ces films pestiférés (c'est pas du Cinéma). J'exécute trois kleenex dans cette poésie. Je me réveille avec ce climat changeant, j'ouvre la fenêtre et lance ma touffe de cheveux morts piégée par ma brosse, et le temps humide et lourd d'aujourd'hui les entraîne directement sur le bitume, hier, ils volaient un peu avec le vent et l'air sec… Hier soir, je n'ai vu ni revu Cyril ou Pascal. Je vais vérifier le 3103. Une prison sans maton, c'est encore plus triste (dans l'équation que le maton soit la femme de sa vie). Caro-Marco me demande la taille de cette bite que je n'ai pas mesurée. Je me sens bizarre avec elle, avant, on s'écrivait, on s'excitait, je me branlais, avec mes mots, les siens, son cul certainement aussi. Sa photo ne me transcendait pas, mais peu importe, elle est petite, mignonne, rigolote, et elle jouait avec moi. Sa schizophrénie ne me touchait pas, pas tant que ça. Elle aimait toucher des culs de mecs, picoler de la redbull-vodka. Je me demandais si elle était lesbienne. Elle me dit que non, elle " aime mon âme ". Alors que je suis cyniquement excité par des culs, des seins, des bouches sur ma bite ; je m'en veux de penser en bite, alors que je ne bite jamais, mais j'y pense tout le temps. Je ne baise pas physiquement, littéralement, mais je bite à chaque instant. Rien de Beau dans cette âme. Puis, je l'appelle, et je n'aime pas sa voix, elle me fait peur. J'avais déjà tiqué face à ses messages qui avaient un côté autoritaire, elle revenait sur de vieilles journées, commentait, jugeait ; ça me gonflait, mais plus la bite. Je m'effraie vite, ne surtout pas toucher à mon équilibre, à ma bulle. Le téléphone sonne, sonne, sonne, c'est elle, d'Angleterre, encore et encore. Je pensais que cette semaine serait une semaine de transition, de calme, de distance, que l'on se verrait à son retour. Mais non elle insiste sur ce téléphone, que je déteste tant. Depardieu dit que les réalisateurs ne servent à rien, que la télé devrait arrêter d'encenser des merdes. Johnny dit qu'il est plus facile de jouer des abrutis que des gens intelligents. Je me souviens d'une réplique de Johnny sur Godard que j'avais trouvé époustouflante, une des phrases les plus brillantes que j'ai entendues. Je l'ai longuement retenue, puis oubliée. Je ne suis pas allé au cinéma depuis décembre 2001. Un film japonais. 31 août 1914, la marque Banania est créée. Au même moment, les tirailleurs sénégalais bullent à la protection des colonies françaises, et donc remplacent sur les boîtes métalliques l'Antillaise des premières conserves (car la boisson vient du Nicaragua). Encore une innovation née d'une guerre. Les soldats se trimballaient donc avec ces petites boîtes de fer. Je mate, sans me branler, mais érectile, des photos de Jennifer Connely, jolie brune, grande et vrais seins, juste ce qu'il faut pour mes mains, Rosanna Arquette, gros nichons, grosse bouche, salope, Selma Hayek, bombe latine, seins ronds et lourds, vicieuse, Shannen Doherty, toujours de sublimes seins ronds, petits tétons, coquine, Pamela Anderson, qui s'enfile la grosse bite de Tommy Lee, Heather Graham, sein gauche plus gros, Carmen Electra, les plus beaux seins, larges, volumineux, denses, deux pointes fines et rouges, cerises sur la montagne, Bo Derek, yeux bleus, cheveux blonds, nus dans l'eau, Liv Tyler, vagin épais sur le visage, blanche et rose comme un con, comme le con d'une déesse. La plus belle ? Je pense à la jolie brune de " Mulholland Drive ", oh " jolie " !, misérable !, comment sacraliser véritablement cette fresque, ELLE, avec l'œil, la couleur, la lumière de Lynch. Laura Elena Harring. Laure de Pétrarque, beauté latine, Hélène de Troyes, beauté grecque. Beauté. Je fouille le Web de ses photos, elle est Mexicaine, Martinez Herring, son vrai nom, son ex mari, Carl Edouard Von Bismarck, née le 3 mars 1964. 1964, comme la belle… Dont j'aime les rides, tels des cheveux qui glissent sur les parois d'une baignoire, rigolant sur son front, autour de ses yeux, deux trous noirs luminescents, qu'une horde de palmipèdes a piétiné pour mon plus grand plaisir, j'aime aussi ses dents petites et bien rangées comme les jouets d'un enfant à qui on aurait interdit d'y toucher. En naviguant sur le forum de Mylène, disparue le 13 avril dernier, je découvre le site de Claire Castillon, dont j'aime le joli dessin triste… Mylène, bêtement, je geignais de mes petits bobos, elle me disait de prendre soin de ma santé, j'ignorais tout. Elle est du sommaire du prochain numéro Web, unique femme, avec Hélène Pecot. Hors de question de changer ce choix, choix pris en commun, avec elle, avec Fred. Elle parmi nous. Je me souviens de cette rencontre furtive, dans une ambiance nipponne, d'esprits shinto, Claire Castillon, estampe diaphane, près de la voluptueuse Marie-Sophie, un blanc mort, un blanc vivant. Un visage que je regarderais éternellement, j'y vois les montagnes sacrées de Chine. Je dis des bêtises, elle part. Doucement, un esprit japonais, une âme en peine, une voyageuse du Styx, s'éloigne. Mon visage, troublé par ce que je ressens être une apparition mortifère, se crispe d'un zygomatique nerveux à la vue de son gros cul. Un esprit opalescent n'a pas de gros cul. Blanche nénuphar, Mylène, en noir et blanc, nitrate d'argent des Ardennes, Blanche lotus, translucide Claire, nitrate d'argent des paparazzi, Blanches toutes les deux, crocus et lotus, visages de mortes. Plumes de vivantes. Vivantes et Blanches éternellement. Fleurs de cerisiers, pétales disparues, envolées, revenues, étalées, tapis limpide, neige, Fuji-yama, haïku, calligraphie, hiragana, dessins et mots, plumes et encres, noir sur blanc, vie et mort, vivants et fantômes. Nénuphar et lotus. Egypte et Chine. Hiéroglyphes et Kata kana. Blanche ligne, terre rouge, smash sur poudre, Ferreiro, moustique ibérique… ça cogne à Monte-Carlo. Je pensais pouvoir jouer ce week-end, belle semaine ensoleillée, salaud de temps, il flotte et il fait froid. Mitard devant la télé, avec seulement mon braquemart, et une télécommande.
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