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5h40.
Je lis un long message de Caroline. Je ris en ce lever de soleil, les
piafs discutent sur le rebord de la grande porte fenêtre. Je suis
un des leurs. Je réponds ces mots suivants
Hallucinant
ton message...
Incroyable !
Je me réveille... la gaule, je rêvais. Normal. Je repensais
au mail envoyé cette nuit aux auteurs pour leur faire part du
bordel lié aux envois aux écrivains. Je me réveille,
je rêvais de Cyril et toi. Vous étiez chez moi (qui était
chez lui), bon, tu lui disais des choses que tu m'avais dite, je retournais
une petite table basse et vous demandais de partir ; Cyril pointait
une fenêtre avec rideau et toi faisais des échauffements
gymnastiques... Je me réveille et me dis, "ah si Philippe
n'a pas reçu son ex., c'est parce que il a déménagé,
flûte, j'ai encore parlé trop vite !"... drôle,
je pensais à toi, à un dialogue avec toi, sur cette situation,
et je me disais, "je suis en plein formatage de mon HD, Hard Disk
(je te précisais), mon DD, disque dur, et c'est drôle,
ça m'oblige à tout revoir avant que tout soit effacé"...
Je me connecte, deux auteurs me confirment la non réception,
autres que Philippe. PEB lui m'annonce que Polac a parlé de Bordel,
énorme ! Puis, ton mail... tu me parles de HD perdu... je trouve
ça surréaliste, un signe, enfin, triste aussi de tout
perdre : j'ai mon journal (début, 2 ans) dans un Mac... Bon...
Je ne pense pas avoir de problèmes avec Cécile (au contraire,
elle me proposait de venir à Avignon)... et quand je suis parti
en courant de chez Cyril, c'est que je savais que toi tu allais y aller
(en courant), et que cela ne me plaisait pas (tu peux comprendre, ça
?)
Je l'aime
bien ton film sur l'Inde... 80 giga de perte, c'est dur... c'est un
peu ce que j'essaie de formater de mon côté, hi, hi, hi...
Bon,
bon... comme travail d'oubli, y a mieux... les piafs babillent sur la
terrasse
courage,
continue d'être heureuse, donc
sm
(sans moi)
Ça
me fait marrer, la même nuit, je formate ce douloureux souvenir,
et de son côté, Caroline perd 80 giga. Je rebondis un peu
dans la grande pièce, tel un Tigrou surexcité. Et pars
chier.
Je pars
chier (je n'oublierai pas cette matinée du six, notre Amour en
chiottes, car je suis sûr, qu'à ce moment-là, tu
n'avais pas ton envie d'embrasser Cyril, et je veux garder ces moments
où tu m'aimais un peu. Ouvre Canal Sat' : p44 : Irréversible,
je tourne, horrifié, 43, "jusqu'ici
tout va bien" (un doc de JP Lepers...), je me marre... c'était
donc écrit, nullement sur le livre du très haut, nullement
dans un roman d'une plume future idole, mais dans le magazine d'une
chaîne morte... comme quoi !
drôle,
bon,
plus
s(ans)
m(oi)
S'en suit
une succession de mails délirants, mes réponses le sont
aussi
Elle veut sauvegarder le dialogue, entre qui ? Elle, Cyril
et moi, un trialogue ? Je pouffe. Je poursuis la correspondance, mais
il y a toujours des phrases blessantes, des tentatives de renversement
des choses vécues, et surtout écrites, mes réponses
se font de plus en plus laconiques. Ça m'énerve
une dernière blessure, " je ne t'ai pas quitté pour
Cyril. Je t'ai suivi pour Cyril "
Le jeu est over,
depuis longtemps
Basta
A quoi
rime cette comédie. Pénible.
de l'air, des amis, des retrouvailles
des
visages !
Un ami
disparaît, des plus méprisantes façons, et un sourire
jadis aimé revient à la charge pour vous dire que la vie
bascule toujours, de quel côté. Fabien n'a pas changé
!
Trois comiques
géniaux
Chez Oscar (là où avait joué
l'un des amants de Caroline, Fab' le Naze)
Mathieu, un ami, ayant choisi le registre hybride de l'humour politique
& intello, difficile. Il manque parfois de fluidité, mais
le pari est relevé. Un autre qui s'est adapté à
son physique, jouant de ficelles efficaces avec talent, avec un phrasé
à la Dupontel, donc déjà le son claque aux
oreilles, on connaît l'intonation
Le " dernier ",
très bon comédien, très expressif, un sketch fabuleux
sur un homo au téléphone avec son père. Du très
bon, enchanté de cette découverte.
Elenor en uvre d'Art
Soirée chez BETC, nous sommes une dizaine ; je me fais interroger
par deux femmes chargées de la sécurité. Toute
une histoire, entre le badge qui ne marchait pas, la visite des bureaux,
la grande terrasse du 5e... Marjolaine,
encore vue, partie avec un minus. Faut que j'arrête de kiffer
des filles qui se cassent avec des nabots.
Rencontré Caroline, l'amie de Sébastien, comédienne
frénétique, et pourtant sereine, deux pièces, deux
courts pour cet été. Un joli regard, heureux pour bonze-san.
La soirée
s'est terminée par un si réjouissant Grec de la rue du
Temple ! Seul à République, entre l'installation de la
scène pour la fête de la musique. Bah...
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