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Je ne sais pas combien de fois je me suis masturbé aujourd'hui.
Et cela importe peu. Quel intérêt d'être face aux
chiffres. Je ne pourrais pas non plus dire le nombre de phrases que
j'aurais aimé noter à la lecture de Fiasco de Mathieu
Terence. Décidément un véritable écrivain,
un rare qui mériterait le titre de dandy et les cravates de Brummell.
Je peux par contre dénombrer le nombre de verres de lait bus,
trois. Trois verres de lait. Bien frais. Dans de grands verres propres,
jamais le même.
Mon inclination au lait, aux beautés laiteuses, aux beautés
adolescentes, lactescentes. C'est indubitablement la lumière
que j'aime chez la femme. Le blanc reflète la lumière.
Il fait briller, il fait brasiller aussi. Quelques joues rosies. Brasillantes
beautés. C'est la luminescence qui m'attire, luciole, éphémère
fatalement. Chaque jour livre sa beauté luciférine. Elle
éclate, éclaire, éclipse tout sur son passage.
Elle balade, ballade, ballote ma piètre existence d'insecte.
De ceux qui meurent à trop s'exposer à la lumière,
à la luminance de ces astres luciférines. Je vis en enfer,
de cette exposition intensive, intempestive, intransigeante de ces beautés
de lumière. Pourquoi la jeune fille de la braderie, celle d'à
peine 18 ans, pour ses mollets blancs, pour sa peau Edgar Poe, pour
ses yeux émeraude anthracite phosphorescents. Parce qu'elle dégage
de la lumière. Parce qu'elle est une cathédrale de Victoire.
Parce qu'elle impose la dévotion. Et la lumière fut.
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