Je
gambade gaiement en cette fin d'après-midi, le début de
soirée se profile avec enthousiasme, l'enthousiasme d'un brassage
d'amitiés. Ce que j'aime, créer des liens, créer
des amitiés. J'ai convié au bar de Dom' (rencontré
en Sologne), rue de Suffren, toutes les personnes qui désiraient
me voir dans la semaine. Un rendez-vous, le Cristal, où
les bambochards de Sologne devaient se rejoindre. Pour le moment, je
toupie un peu dans le 6e, je me dirige sautillant vers Flammarion, je
passe à l'improviste. Tout est bien, le sourire saillant de la
barbe rêche. Au coin de la place, dans sa bulle scooter, Frédéric
harnaché à sa machine et à son téléphone.
Génial, c'est justement lui que je venais voir, lui remettre
des documents pour Bordel numéro deux. Il file en interview,
son livre vient de sortir. Un livre très humain, un livre sur
la paternité, un livre faire-part. Deux tours pour une alliance.
Je ne suis pas sûr que le sujet des Twins Towers passionne autant
que la polémique publicitaire, mais le livre, lui, est une belle
réussite humaine. Humain trop humain, le grand échalas
total hype. Il m'annonce que Bordel a écoulé son
premier tirage. " On remet ça ! " Je
file au Cristal, je tente tout d'abord d'y aller à pied
en traversant le Luxembourg, mais abandonne paumé dans un sens
qui n'est pas le bon. J'ai dit aux amis au 63. Je sors du métro,
au 145, je marche un peu, mais ne reconnais pas le plan d'urbanisme
(j'ai vu le plan sur voila.fr) et là je prends conscience doute
peur que cela soit le 163 au lieu du 63. L'avenue est immense, je n'ai
évidemment aucun numéro. Je rebrousse pas, et constate
l'infâme vérité, c'est bien au 163. Je doute de
voir Ariel, Anne, Alexandra, Sandrine, Pascal, Bénédicte,
Juliette, Jérôme. Dans ce drame, je retrouve en bout de
zinc, Cyrille. Et Dom' derrière son bahut, avec ses deux serveuses.
Je suis épaté effaré effrayé par le monde,
du monde à gogo, en plein 15e, de jeunes types chemises blanches
boutons (la mienne est celle d'un berger (qui a perdu ses brebis)).
Une vraie frénésie de pub. Les copains arrivent par grappes,
Clotilde, Sébastien V., Romain, Laurent, Sandrine, Sophie, Xavier,
puis Fabien, Rodolphe, Sébastien O. Avec le portable de Fabien,
j'arrive à joindre Juliette et Jérôme (j'ai les
numéros de certains auteurs sur un marque-page). Nous
finirons par dîner dans un Hippopotamus (et non Hypothalamus,
dyslexique suis-je !)
A plus de minuit. On dévore, je sens
la fatigue m'occire
Dieu bénisse Rodolphe, celui-ci décide
de rentrer dans notre bucolique contrée. Les autres iront au
" 41 ". La canaille ! |