" Pour ma part je suis heureuse, d'avoir un nouvel ami, plus un, nouvel amant, et che sera sera... " "
...TROP grand sans doute. Devenait effrayant. J'aimerais te voir, mais
pas Que dire,
que penser
Folle
Complètement folle
Je suis
heureuse avec le " petit sauvage ", soyons amis, à
trois, youpi tralala
C'est ça la simplicité qu'elle
recherchait tant ? Cela ferait
rigoler Régis, j'aurais un côté indescriptible "
sm ", c'est comme cela qu'elle définit le talent, l'aura,
l'esprit
Oui, j'ai quelques notions de dialectique, d'abstraction,
sûr que comparer à
cela peut être effrayant
! The end
Le téléphone me sauve. Le destin ne veut pas que je sois seul, il veille sur moi et m'apporte le mieux qu'il puisse procurer. Fabien, mon vieil ami brouillé depuis deux ans, facile, m'appelle en réponse à un message déposé précédemment. Il me propose de passer me prendre pour la fête de la musique. Il me raconte qu'il était chez BETC hier soir, au moment où nous étions partis ; il n'a pas changé. Il était avec Mathieu et son amie Virginie, et ils ont discuté avec les rares qui restaient encore, au milieu des épaves de plastique, de cacahuètes, de chips, de pizzas Ne jamais
être seul, la sensation intime et toute puissante d'être
protégé, d'être au-delà
Fabien
se pointe, avec du retard, comme d'habitude (celle de nos longues années
d'amitiés fortes), rien de grave. Il parle tout naturellement
avec ma grand-mère, " ça fait longtemps que je n'étais
pas venu "
Il passe
prendre des affaires, chez lui, aux Abbesses. On ne connaît pas
trop le plan de la soirée, pour le moment, Rodolphe est chez
lui (Arthur), Sébastien serait avec Andrew et sa cousine,
copine d'Andrew, Pascal avec Bénédicte au concert de Gotan.
Et nous sommes à Montmartre, dans une jolie ambiance. Voiture
garée, on se tâte à bouger en caisse. Fabien laisse
des messages aux répondeurs amis. On se balade. Entre spots,
bonnes musiques, des jolies filles, un peu partout. Fabien en repère
une, stylée, " elle bosse dans la pub ", petite lunettes
carrées, chaussures à lanières, petit haut rouge
punkeïsant. On stoppe près d'elle, on finit nos bières
et enchaînons sur un punch tout proche. On se positionne devant,
derrière, sur le côté du banc où elle est
assise en compagnie d'une fille et d'un type. J'irai même un moment
m'asseoir près d'elle. Mais rien. Je ne ressens rien. Elle ne
nous regarde jamais. Mais bon, on est bien là, ici ou ailleurs.
C'est elle qui dicte notre action. Elle se casse, nous nous cassons.
Plus bas, devant le café de la butte, spot lounge comme
dit Fab. On s'y arrête, dansons, pénétrons la foule.
Sourire aux lèvres, je me sens bien, je regarde les gens aux
fenêtres. Les gens chez eux. On fera ainsi dans deux trois spots,
électro ou pas. On gigote, on observe, je fais un max. de cascades
d'une rare originalité, sautant au-dessus d'un " cadavre
", une femme me sourit et me tend son appareil. Je repars en 360,
je sautille partout, c'est la joie. Un peu de liberté retrouvée,
le plaisir de sourire aux gens, de glisser un mot dans l'oreille d'une
personne, quelle qu'elle soit.
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