Je te répondrai
par ta prose, mon ami, rage tu es, rage je suis, nous sommes, comme
des adolescents. Nous resterons. Je refuse de plier, de m'être genoux à terre, nullement, jamais, devant quelque chose de telle. Et combien même je voulais baisser tête, la frénésie de messages, de textes reçus, de demandes, de questions, de remarques, de conseils, d'amitiés, que je ne le pourrais pas. Je suis appelé à être debout, tel un arbre, fort comme un chêne, résistant comme un gigko biloba Je suis destiné à la faire-semblance, mon ami, l'écrivain que je lis ce soir dans le train, tes portraits d'un jour de septembre, j'aime beaucoup le pompier nègre -african fireman, diraient-ils là-bas - et l'hôtesse petit poucet, sans oublier W La plume de Régis, je l'aime, ciselante, je me répète, précise, sans être pédante et recherchée, comme si cela était et devait être ainsi. C'est écrit. Je décide
de me calmer dans les lectures des textes reçus, je lirai tout
cela paisiblement la semaine prochaine au bord de la piscine, chez mon
père ; venant d'acquérir une vieille bastide en pays Agenais,
pour sa tranquillité et pour y bâtir, de ses mains, un
gîte rural
Son rêve, approche. J'y serai bien, je
n'étais pas allé le voir en Alsace, durant 4 ans ou plus,
mais là, je sens que cela touche à l'idéal. Tend
à
Une soirée
seule, complètement. Mes grands-parents sont partis chez mon
père, celui-ci arrivant vendredi soir pour un mariage ce week-end
; en sortant du bus, je croise au même carrefour, Nonome (qui
me demande où acheter Bordel), Stéphane D.C. dans une
grosse BMW, et la mère de Francky, ambulancier à Monaco,
et de Teddy qui se marie samedi (actuellement hospitalisé pour
des hémorroïdes). Je fais une grosse lessive, les blancs,
chaussettes, serviettes
C'est long, les pâtes cuisent, les
lardons frisent, le parmesan attend. Sur le Net, plein de messages,
à la télé, tiens, Alain Soral en cabotin chez Mireille
Dumas, avec sa sur (qu'il traite si facilement de " pute
" vu qu'elle est comédienne, et la promotion
), puis
dans ce " best of ", Yann Queffélec, petit homme, voix
de Juppé, décevant
Je pense à sa femme, si
belle. Un espoir, ou encore une raison de se poser une question sur
l'échec permanent de sa vie sentimentale. Ma lessive se finit
enfin, désormais étendre, Philippe J. me fait part de
son envie d'inconnu, de hors train-train conjugal. Pourtant seul, je
le vis cet ennui, la vis cette vie.
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