Ça pue le vioque dans le couloir, je suis planté devant la porte, les courses sur le palier. Cyril est redescendu, car il a oublié les clés dans la voiture, évidemment. J'ai déposé les packs d'eau et les bières devant la porte d'une petite vieille que Cyril est allée voir. Il pleut aujourd'hui. C'est triste, ça nous enlève la gouache de se retrouver sous cette grisaille coutumière.
Cyril rappelle Vanessa pour lui dire que l'on avance à petits pas et que nous n'irons pas à St Paul de Vance. De mon côté, je pianote sur le portable et peux enfin lire mes " nombreux " mails (j'ai acheté un cordon modem à Carrefour où nous avons fait les courses). Cyril écoute les Wampas, dont il a acheté 4 places pour le concert du 14 à la Cigale. (achetées ici dans le pays des " cigales sonnettes ", kitchissime sur toutes les portes)

L'aventure Cyrilienne du jour… Je reste à l'appartement bidouiller mes mails, Cyril est parti apporter une Brie fait en Brie (rareté des raretés), une bouteille de vin et du jus de pomme fait en Seine-et-Marne, à son ami Jamel, prof de danse à Antibes.
A son retour, il est tout penaud, ici l'adjectif " cyrilien " prend toute sa puissance. Il est donc passé voir Jamel, mais il était occupé à la chorégraphie de son spectacle de juin, puis il a réfléchi (erreur, car réfléchir demande rapidité et précision), et a donc perdu du temps. Il s'est pointé au salon de coiffure trop tard. Il a vu un scooter s'enfuir en zigzags vifs ; était-ce Adeline ?
S'il n'avait pas hésité à y passer dès que son cerveau lui avait lancé l'idée… Pris dans le doute, l'action cyrilienne devient une pantomime de moues tristes, de légers soupirs désabusés.

Le soir, dans les rues calmes d'Antibes, nous buvons un cocktail au Pam Pam, une danseuse brésilienne égaye les lieux. Il n'y a pas grand monde, Cyril n'a pas de jolis pieds à mirer, nuls nichons à baver. Nous nous coucherons donc seuls…

Nous ne baiserons pas ce soir, et c'est bien ainsi…