Cyril fait caca'n'douche, je mate la téloche en petit-déjeunant. Je tombe sur Canal Club et un appareil à musculation des abdos, Ab-doer ! Me voilà sauvé ! La révélation, je reste scotché sur la démonstration qui n'arrête jamais, des témoignages à gogo Conquis, je retiens le nom (pour une recherche Internet à mon retour) et zappe. Résultat, un clip de Jenifer Lopez. Je n'avais jamais vu un clip de cette bomba Tout est basé sur son cul, ça je savais, l'histoire de l'assurance fessière et tout le tralala mais quel cul, abdos et ça bouge élastiquement les fibres bien tendus. Nouvelle fois, conquis. L'aventure
cyrilienne du jour (la principale) : On repasse donc au salon de coiffure,
on avance à petits pas, Cyril dans mon dos, je le cache. Discrets.
Une petite coiffe l'unique cliente, " c'est elle ? Putain, t'as
vraiment un problème d'dipe (ou de goût), elle ressemble
à ta sur, en moins moche, je te le cède ! "
Il me confirme que oui après quelques hésitations, la
fille ne bronche pas de la chevelure de sa cliente. On repart chercher
des fleurs, car les filles sont touchées par les fleurs, ah oui
! Pas de fleuriste, j'émets l'hypothèse de l'Attac d'en
face. Bingo. Bouquet coloré et chatoyant, imbattable. L'attaque
de face désormais. Il s'assied à une table d'un café
proche, je pars en éclaireur. Elle est seule. Je fais immédiatement
de grands gestes. Il se lève, bouscule personne, et se précipite
vers sa conquête, fleurs au dos. La fille est à ce moment
précis en train de fumer près de la porte de la boutique.
Drame
temps suspendu, le son s'interrompt sur la pellicule
elle ne le reconnaît pas. Il précise, elle capte, mais
ce fut laborieux, un total échec aurait été inacceptable.
La fille est commercialement sympathique, mais au geste immense du petit
père, elle répond par " tu repasses quand tu veux
". Heureusement, dans cette déception, la fille avait des
nus pieds, et Cyril aura pu voir que " sa belle " avait des
pieds laids. Ambiance
mitigée, on part vers Nice. Pour peut-être s'arrêter
à un magasin Quicksilver (mais lequel ?) où bosse une
amie de Cyril, peut-être chez Caroline, à Roquebrune, peut-être
aller à Monaco, peut-être en Italie
Je prends des
photos nazes (panneaux, affiches de concert (I Muvrini le 9 juillet
à Nice), détritus de Mars
Cyril se dit libéré,
il a fait sa " bonne action " à laquelle il pense depuis
longtemps. [Les Wampas hurlent dans la caisse ; retour aux certitudes.] On prend la route sinueuse d'Olivetta, première ville Italienne, dans les montagnes. On s'y arrête prendre des photos de Cyril debout sur son capot. Les Wampas reviennent pour la conquête transalpine. Cyril n'a de cesse de parler de la multitude d'oliviers vus partout, et nous sommes à Olivetta, la ville des oliviers. Bonheur. On gambade longuement dans les rues de Vintimille à la recherche d'un restaurant, mais à 16h30 On s'arrête à un bar qui offre des plats Buittoni, à défaut de vraies paste, Cyril part à la charge, commande et ponctue sa saillie par un " muchas gratias ". Petite mine à la vue des lasagnes, plats surgelés dans barquettes en carton. A la boutique de duty free, Zubrowska et Campbell " Gratie Millo " ! Roquebrune, énorme queue, voiture à la leuleu. Nous sommes obligés de nous garer tout en bas. On trouve l'adresse de Caro. Il faut passer par derrière. La première boîte ne correspond pas à son nom, bordel, serait-ce une mauvaise adresse ! A côté, une sorte d'ascenseur, oui, un ascenseur, à l'intérieur, sur le côté, des réserves de bouffes. Trois boutons, deux noirs et un rouge. Mais le bon nom sur la b.a.l de la porte ouverte de l'ascenseur. On reste devant méditatifs. Un homme
passe la tête. " Bonjour, nous voudrions voir Caroline, s'il
vous plaît
". Le pont-levis est abaissé. Nous
pénétrons. Le père est sympathique, il nous propose
de nous asseoir et de l'attendre, " c'est son heure ". Il
nous met à l'aise, parle suffisamment pour nous décoincer.
La mère est au fond de l'appartement. Il dépose un message
sur sa messagerie, on ne devrait pas tarder à entendre le son
de son Chapy, nous dit-il. Moteur, porte de garage, ascenseur Sa mère est malheureusement au téléphone avec sa seconde fille, Sandy. Elle rate la joie Jamelienne de la petite créature libérée et joyeuse. Cyril me regarde et n'en revient pas d'un tel accueil. Elle est heureuse, je suis heureux. Elle me montre ses fiches de notes, " c'est Noël ", " ça vous arrive souvent de faire de tels cadeaux comme ça Monsieur ". Elle est belle, Caro. Elle nous montre sa chambre, Doors, tiens un Brad Pitt, comme le Cissou, dis-je, un aquarium Je lui avais dit lors de notre longue conversation téléphonique qu'elle avait beaucoup en commun avec Cyril. " Eh t'essaies pas de me refiler ton pote hein ! " De joie, Cyril lui demande si elle n'a pas un petit joko, lui qui n'avait rien encore fumé depuis notre départ. Mais il se sent bien, moi aussi, et Caro est un ange de vie ! Elle nous montre sa chambre, ses objets, nous lit son woman-show Tout ça dans la frénésie. Ses yeux brillent. J'aime ça. Je propose que l'on dîne ensemble, préviens ta mère que tu manges avec nous Je monte dans le coffre, elle guidera le Cissou jusqu'au snack-bar du camping où elle vécut petite arrivant de son Nord natal. Je suis allongé derrière, ne bouge pas, je souris à cette petite merveille. Je m'en voulais de l'avoir fait souffrir, à Paris, et quand Cyril lança l'idée d'aller à Cannes, j'avais eu l'idée de lui rendre une visite. Si cela se passait mal, je repartais avec Cyril, si cela ne l'était pas, c'était le rêve. Ce fut
un rêve de coffre de Clio. Le bar ne servait plus à manger.
Et je demandai à Cyril si cela l'embêtait si Caro passait
quelques jours avec nous. J'avais vu dans ses yeux qu'il avait été
conquis tout comme moi. Je pensai voilà une fille idéale
pour lui. Non ? Nous passons
quelques moments sur un haut rocher à contempler la ville légèrement
éclairée et à écouter les grenouilles. Sur le trajet, je suis allongé dans le coffre, je ne vois rien. Ils s'entendent bien. Je rate les putes (célèbres) de Nice Caro dormira dans le second lit du canapé jumeau Elle dormirait bien avec moi. Mais je dis non. Enfin. Elle me rejoindra au lever du matin. Ses mains m'enlaçant, me caressant. Je restais bloqué, coincé, ce n'est pas tous les jours qu'une jeune femme me témoigne tant de tendresse. Je ne sais pas comment réagir. Cela est si surréaliste.
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