J'écoute Nostalgie, Daniel Guichard, Mon vieux, je regarde la télé, du foot, un film de cul avec Olivia de Tréville, je pense à Jérôme, je pense qu'il n'y a pas une journée où je ne suis pas hors de ce capharnaüm sexualisé, elle suce comme j'aimerais, comme il faudrait, je déjeune avec mes grands-parents, ils ont encore épluché une tonne de pommes de terre, je me gave de frites et de mayonnaise, ma grand-mère nous sert, et on gausse les Antillais, les Portugais, les Musulmans, mais ma grand-mère jambe bandée se lève à chaque nouvelle gamelle, je romps ce machisme en faisant la vaisselle, je m'endors devant un match anglais, le téléphone sonne, Pascal J., je le rappelle, il passera ce soir, je me bats avec Flash pour l'incorporation des textes du n°4 de Bordel sur le web, des textes que je relis pour une énième fois, je surfe sur les Beach Boys, les derniers halos de soleil, je suis triste, je pense à elle, je pense toujours à elle, je pense toujours et ne fais rien, ne fais rien et tout sera fait, j'imagine mes derniers mots, je suis un peu glauque, Lyon perd à Guingamp, je pense à Valérie dont le beau-frère est le directeur général de ce club, je suis mi-sourire, je suis mi-vivant, je me connecte, Chloé, revenue, elle me sauve un peu la vie, je craignais qu'elle me déteste, j'ai toujours peur que ceux que j'aime me vomissent dessus, je retrouve de la joie réelle, de retour aussi, Eda, que je dois voir dans la semaine, mercredi, soirée avec Florian et Jessica, Sébastien m'envoie des photos, je me demande où sont les cous de ces garçons, Fabien en ce moment au Stade de France, Rodolphe aussi, lui qui y travaille, les amis me sauvent, je suis un mauvais fils, je ne cherche pas à prendre des nouvelles de ma mère, qui reprend l'école bientôt, que c'est beau la vie, tremble la voix Ferrat.