Nous sommes chez elle.
Je ne cesse de repenser à cette vision de ces bouches s'aimant. Moi, réceptacle de leurs caresses, de leurs baisers, de leur soif. De leurs morsures.

Je suis désagréable tel un gamin capricieux, qui veut désormais que l'on ne touche pas à son jouet. Je doute. Que veut-elle ?

Elle roule un pétard, un deuxième. C'est pour moi le symbole qu'elle préfère Cyril. Au téléphone, elle m'avait avoué qu'avec moi elle ne fumait pas, ne buvait pas…

Là, c'est le contraire.

Je suis fatigué, énervé, blessé… ne veux pas me laver, et pars me coucher, où ?
Dans son lit, insiste-t-elle…

Elle me rejoint. Je suis encore apeuré, mais aussi comblé qu'elle ait désiré de moi ici, dans son antre.

Images :

Sa petite langue fraise finement sortie, entre ses deux exquises lèvres, je la titille avec dévotion…
Mais j'ai toujours son baiser avec Cyril qui m'obsède, et me rattache à la distance…
Son sexe humide, large, immense, ses doigts sur les miens, mécaniquement, j'exécute…

Elle jouit vite, saccades, yeux fermés, souffles criards, morsures…

" Tu m'as procuré un orgasme malgré toi " me glisse-t-elle dans l'oreille.

Fume une clope, et s'endort sur le côté, je reste comme un con, son con imprégné dans l'épiderme de ma peau.