Je
dandine des fesses, chemise débrayée, je gigote mes longues
jambes, torse à l'air, je somnole. Dans l'appartement, j'entends
Laetitia, sa cousine, aux toilettes, faire sa toilette, mettre sa toilette.
Elle part. Je ne sais pas quelle heure il est. Mon organisme pense à
8h30, ou un peu plus. Je ne sais pas où dort Audrey. Je ne sais
pas si elle se réveillera à neuf heures. J'allume mon
ordinateur, " 8h50 ", j'ouvre la fenêtre, fais la grenouille
sur le dessus de lit. Je me fixe 9h30 et hop, je lui laisserai un petit
mot. De toute façon, si j'attends son réveil, si je la
vois, je crois bien y rester. A croc, accro. J'enfile mes fringues,
un t-shirt propre. Je traverse le grand appartement. Elle dort encore
Dans
la rue, je suis paumé. Le 16e, c'est pas le meilleur endroit
pour trouver un métro. Je passe devant une gare TER, mais je
persiste à chercher un métro. Devant ce désert,
je reviens vers la gare TER. Invalides, métro, changement, et
me voilà à l'agence. Il
a une jolie formule, " la bellicisation des rapports sociaux "
Mais pourquoi avec Audrey ! Je
suis fatigué
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