Dimanche 21 juillet :

"Qu'est ce que la misère sexuelle" me demandait FV dans son E-terview.

Les sources :

La misère sexuelle, c'est un décalage, être en décalage total.
Hier soir, plutôt cette nuit, j'étais au piano-bar "Les sources", à Saint-Rémy-de-la-Vanne.
Un moment je me suis retrouvé planté au milieu d'une foule gesticulante, près d'un pilier, à côté du bar, face à une fille que je trouvais charmante.
J'avais l'impression que dans mon crâne j'écoutais "Play on the sands" de Joe Hisaishi et que le monde qui m'entourait dansait sur "Soul Bossa Nova" de Quincy Jones.
Vous voyez, la musique d'Austin Power ?!
C'est ça le décalage.

La soirée avait commencé par un appel d'Arnaud et Julie, jeune couple d'amis qui vivent sur Paris depuis leur mariage. Un couple très homogène, un "gentil petit couple" avons-nous l'habitude de dire.
Chacun bosse dans une banque, ils ont un petit chat, qui a dû pisser dans leur voiture. Mais Arnaud dit qu'il ne sent rien. Moi, je veux bien.
Donc, ils passent me voir, on discute, on parle d'un vieux pote, des affaires de cul du lycée où je travaille, d'un CPE qui tire à tout va. C'est la seule chose de bien dans ce boulot, les histoires de baise des fonctionnaires. Ils sont peu enclin à la charge mais ça décharge un max.
Cyril, dont les parents sont partis en vacances, s'ennuie et s'enfume tout seul chez lui, avec son chat, ses trois tortues, son poisson et sa pieuvre, il nous propose de passer.
On mate le court de Yann ; ils apprécient, modérément je pense. Moi je kiffe grave sur Philippe Vieux, je me demande si ce n'est pas le barman de "Palace" qui secouait un shaker, ou un membre des "Deschiens" ?
Je m'habille rapidos, j'enfile une petite chemisette qui tend vers le rose, toute belle de BT.
Julie tique, c'est pas son truc les trucs un peu "originaux". Elle est plus conventionnelle.
On fait une pause chez Cyril. Il enfile une chemise africaine, quelle équipe !

Arrivés aux Sources, le petit pépé nous trouve une super place sur le parking. Let's go !
Il y a un monde fou dans l'entrée, les nouveaux vigiles, là depuis quelque temps déjà, sont toujours aussi nazes. Je passe le premier, j'observe dans la salle, il y a du people, ça sera dur de trouver une table.
Je rencontre Audrey, en compagnie de son ami et d'un couple, elle est charmante. Elle a eu son bac, normal, et bosse dans une agence immobilière dans le XIXe. Audrey est un petit elfe tout mignon, elle avait une magnifique chevelure au moment où j'ai fait sa rencontre, je lui en ai un peu voulu de l'avoir coupé, mais là, le résultat est splendide. Toute mutine avec ses yeux noisette, Audrey "Tautou" Barbier.
Dans la soirée, Cyril et moi, nous aurions une longue conversation avec Audrey, qui se montre très mature et avoir un caractère fort mais agréable. J'ai l'impression qu'elle apprécie beaucoup mon pote Cyril.
Qui ne repartira pas avec nous, ni avec elle mais avec Fabienne, une femme étonnante.
Arnaud et Julie armés de patience trouvent une table dans l'annexe qui donne sur le jardin. Nickel.
Avant de venir, nous avions parlé avec Cissou de la possibilité de rencontrer Myriam, une jeune fille que j'aime beaucoup, et qu'il trouve également charmante.
A peine assis qu'il me saute dessus tout excité, il venait de voir Myriam pénétrer dans la salle. Je l'avais vu aussi, et son bras qui se prolongeait dans la main de son petit ami. C'est comme ça.
Arnaud nous offre un verre, je pécho un stylo à Fleur, la serveuse, et je note mon mail pour Audrey.
Je pars à l'aventure dans la boîte, traversant le restaurant, m'arrêtant saluer les rugbymens au niveau de la cheminée, je poursuis, me faufile près du bar, grimpe sur la mezzanine, mais pas d'Audrey en vue.
C'est elle qui me capte, dissimulée derrière un pylône devant la scène. Elle me prête un stylo pour écrire mon mail, je venais de donner à Myriam celui que j'avais préparé pour elle.
En effet, j'avais croisé celle-ci en compagnie de son bobby-autiste, dans l'escalier, nous avions échangé quelques mots assez plats. Mais j'ai de plus en plus l'impression que les filles n'en demandent pas plus.
Je me rassois en compagnie de mes amis, je vide mon rhum. Yeah !

Une apparition survient. En fait, pour tout dire, depuis l'histoire "Olivia", je n'ai plus de "réceptacle". J'ai bien essayé d'écrire à Karen, mais pas de réponse.
La fille qui passe est totalement conforme à mes préférences esthétiques. Une brune assez mutine, avec des formes "étranges". Elle me rappelle Virginie, une serveuse de pizzeria qui avait un visage "élastique". Un charme fou.
Je la retrouve au moment où je prends conscience de mon décalage. Elle me plait vraiment. Je me promets de l'accoster dès que l'occasion se présente. Une table de gars ont pris les devants. C'est mort.
Au moins, ça m'aura permis de remplir ma page du dimanche.
Fabienne intervient à ce moment, elle est copine avec la jolie poupée. J'arrive à discuter avec elle, elle cherche Cyril, le beau Cyril aux yeux bleus.
Elle veut lui présenter son amie Shirley. Elle s'appelle Shirley, c'est funny.
Shirley Temple, petite poupée oscarisée à six ans pour le rêve qu'elle apporte aux autres. Elle finira ambassadrice de l'ONU. La belle "Heidi la sauvageonne".
Elle a un côté sauvageonne, "Shirley des Sources".
Drôle, Temple est née le 23 avril 1928, MacLaine, le 24 avril 1934. C'est pas vraiment drôle, mais les dates sont assez similaires. Ok, j'ai rien dit.
Shirley MacLaine, indéfinissable comédienne. Comme cette créature céleste que je fixe désespérément.
"Il a suffi d'une nuit", d'"une vague de chaleur" pour qu'"Irma la douce", "sept fois femme" soit un "tournant de ma vie" et m'amène de "tendres passions".
"Sois belle et tais-toi", mais elle parle beaucoup, de vrais "potins de femmes", elle a l'air d'une "fille très avertie".
"Bienvenue Mister Chance", Fabienne est le sésame d'une possible rencontre.
Mais Arnaud me dit que l'on doit rentrer. C'est le destin.
Je file mon mail à Fabienne pour Shirley, mais elle ne me connaît pas ! Je ne suis même pas arrivé à lui dire bonjour.
Misère tout court.
Cyril finit la soirée avec elles. Si j'étais mignon aux yeux bleus.