Je
bavarde un peu avec Yann. Entre deux bugs, nous parlons de Kafka, de
Théophile Gautier. Je
trouve que Néo a un côté Théo, veste rouge,
écriture fantastique, articles littéraires lumineux...
Il y a un petit truc, non ? Qui serait le Baudelaire de ce néo-Théo
? Je
n’arrive pas à garder une connexion durable, tout ça
est pénible. Notre conversation y disparaît. Gautier, Guitry,
Péguy, Proust, Nerval, Kafka s’effacent sous mes incessants
redémarrages. Marre
de cet outil informatique qui bégaie en ce premier jour de l’année
; pourquoi une telle liesse pour une journée qui succède
à une autre ? Rien ne commence en janvier, ni l’école,
ni la sortie littéraire. Alors, que se passe-t-il en janvier
? Le
truc redémarre. Il met du temps à tout vérifier.
Sur Paris Première, Sardou chante ses ritournelles. J’aime
bien Sardou. J’aime bien les ritournelles, en général.
Même si cette journée fut celle de l’écoute
du " Symphoman " de William Sheller. Aujourd’hui,
il y a plusieurs choses que je ne capte pas. Mes grands-parents me gavent
avec Bernadette Chirac, " première dame de France ".
Putain, quelle légitimité a l’épouse d’un
président dans une république démocratique ? Je
n’en vois aucune, et lui contesterais le droit de loger dans les
appartements de l’État. C’est une " liberté
" individuelle de se présenter à une élection
présidentielle, un choix à faire aussi. Même légalement,
j’émets des doutes sur le statut d’une épouse
du chef de l’exécutif dans notre constitution. ça
me fait chier que sa chasse d’eau soit payée par l’argent
publique. Ce
soir, je suis seul, toujours, et je vais me gaver, cela n’est pas
coutume. J’avais préparé une fondue bourguignonne
ce midi chez mes grands-parents. J’avais vu un peu " énorme
". Il me reste la moitié. J’attends le début
du match Liverpool contre Newcastle, et je festoierai footbalistiquement.
Des
nouvelles de ma douce circonflexe, seule aussi, elle pars quelques jours.
C’est dommage, nous aurions pu être seuls tous les deux ces
derniers jours.
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