Plein soleil, mais sans Romy. Je pédale clément, la tête dans un ciel bleu comme les yeux de Marie Laforêt.
Je fais du hors-piste, avec flagellation jusqu'aux cuisses dans un champ de coquelicots que j'avais repéré en revenant en voiture avec Cyril. Nous étions rentrés vers 14 h.
Je l'avais levé vers 10h30 parce que je sentais le lascar parti pour comater jusqu'à plus d'heure.

Loin de l'extravagance populeuse de la veille, des gens en vagues, du whisky en barriques...
Je suis dans un champ de je-ne-sais-quoi, à dévaler vers un amphithéâtre de coquelicots flamboyants.
Le soleil irradie d'incandescences hypnotiques tout mon champ de vision, j'ai la tête plombée d'UV. J'accélère mon dévalement. Je ne fais attention à rien. Je repense à l'agréable sensation de la présence de VTC, je suis pris par une légèreté absente.
Et patatras, je me mange une ornière vicieuse et pars en vrille double axel la tête dans un champ de patate. Je reste au sol mort de rire. J'ai atterri en écrasant un beau mètre carré de pavots rougeoyants.

Je retourne satisfait de mon soleil chez moi. Je lis le mail de VTC, elle a exactement compris ma pensée, ma volonté, ma folie ou mon génie. Je n'en attendais pas autre chose, ne pouvais concevoir rien d'autre.
J'appelle Rodolphe pour un tennis. Je me prends une belle taule, fatigué et ensoleillé en plein face, je prends deux sets à un. J'aurai au moins perdu quelques mauvaises lipides "jibé".

Je me prépare pour la soirée "Panik" ; j'ai promis à VTC d'aller discuter avec ETC. Rodolphe est parti patienter une pizza au petit camion sur la place de la Mairie.
Cyril dîne avec papa et maman, et recherche toujours son maillot de bain ; il n'a pu aller bronzetter à la piscine de Coulommiers comme il l'aurait souhaité.

On décolle tous ensemble, mission "Régis et ses ami(e)s". Cyril est derrière et comme à chaque fois reçoit un appel de son pote Kamel d'Antibes. Un prof de danse qui s'est pris d'affection pour l'homme sans mémoire.
On se gare royalement près du rencard, à la "Fourmi", près de la "Cigale".

Je retrouve RC, tandis que les potes partent au tabac. J'aime pas trop l'ambiance de ce café branchouille de mes couilles. Mathias a l'air tout malheureux et les potes de Régis ne m'apparaissent pas comme des fêtards joyeux, ni même des gens bien polis. Je reste planté comme un con, dans un bar à cons. Je vais attendre le retour des deux zigotos.

Cyril nous emmène, tous deux, à la recherche d'un bar, "le bar jaune", comme un bon plan CL, on gambade dans le vent, Rodolphe se faisant alpaguer pour aller mater des vagins et des nibards dégueulasses de petites filles qui rêvaient de devenir infirmières ou institutrices.
Évidemment, on ne trouve rien.

On rejoint les amis au bar. Je prends 3 cartons, soit 6 entrées. Le petit "Willy" veut venir, mais je n'ai pas la patience de l'attendre, je me casse.
Pas de jolies filles en vue, sauf peut-être une petite brunette que l'on avait croisée en vélo sur la route, qui est désormais à pied et accompagnée de deux copines.
On a loupé le coche. À l'entrée, je tente d'offrir des places à des gamines faisant la queue. Mais elles me prennent pour un satyre ou un revendeur maladroit. Tant pis, on ne va pas attendre des heures que des jolies girls se pointent.
On pénètre avec un carton chacun. C'est quand même assez pathétique.

On drinke au comptoir, Cyril part joko dans un coin et avec Rodolphe on s'assied à une table. On observe les entrées. Mathias surgit de l'autre côté, on ne les a pas vus rentrer.
On retrouve Régis et les autres au niveau du bar. J'aperçois ETC, mais ne l'accoste pas.
Je lui parlerai plus tard, dans un coin de la piste. Il m'avait reconnu, suite à notre serrage de main de la veille.
Je bafouille quelques banalités. Il est très agréable ; "c'est bien ce que tu fais pour la littérature. C'est cool, la discussion est brève mais chaleureuse.
J'ai enfin rencontré mon boss.

Je retrouve RC par intermittence, il a retrouvé des vieux potes de Sciences Po et une fille hystérique qui bosse à BETC ou Works, je n'ai pas super bien saisi.
Il est monté à l'étage, au coin des organisateurs, et il est sur un plan in-out-in-out quand nous décidons de rentrer nous coucher.
Rodolphe s'est assez bien amusé, Cyril, hormis son joko jeté par un videur, s'est pas mal éclaté aussi.
On raccompagne Marielle, une amie de RC et la sœur de Flo. Elle va se faire chauffer une feuilleté à la coquille St Jacques, et moi, je crève la dalle.

Les copains me dépose, Rodolphe préfère rentrer, et ne veut pas attendre le match de l'Argentine.
Cyril se rentre aussi. Je passe chez mémé, prends des carottes râpées et du chèvre. Voilà mon repas en attendant Batistuta.