Plein soleil, mais
sans Romy. Je pédale clément, la tête dans un ciel
bleu comme les yeux de Marie Laforêt. Loin de l'extravagance
populeuse de la veille, des gens en vagues, du whisky en barriques... Je retourne satisfait
de mon soleil chez moi. Je lis le mail de VTC, elle a exactement compris
ma pensée, ma
volonté, ma folie ou mon génie. Je n'en attendais pas
autre chose, ne pouvais concevoir rien d'autre. Je me prépare
pour la soirée "Panik" ; j'ai promis à VTC d'aller
discuter avec ETC. Rodolphe est parti patienter une pizza au petit camion
sur la place de la Mairie. On décolle
tous ensemble, mission "Régis et ses ami(e)s". Cyril
est derrière et comme à chaque fois reçoit un appel
de son pote Kamel d'Antibes. Un prof de danse qui s'est pris d'affection
pour l'homme sans mémoire. Je retrouve RC,
tandis que les potes partent au tabac. J'aime pas trop l'ambiance de
ce café branchouille de mes couilles. Mathias a l'air tout malheureux
et les potes de Régis ne m'apparaissent pas comme des fêtards
joyeux, ni même des gens bien polis. Je reste planté comme
un con, dans un bar à cons. Je vais attendre le retour des deux
zigotos. Cyril nous emmène,
tous deux, à la recherche d'un bar, "le bar jaune",
comme un bon plan CL, on gambade dans le vent, Rodolphe se faisant alpaguer
pour aller mater des vagins et des nibards dégueulasses de petites
filles qui rêvaient de devenir infirmières ou institutrices. On rejoint les amis
au bar. Je prends 3 cartons, soit 6 entrées. Le petit "Willy"
veut venir, mais je n'ai pas la patience de l'attendre, je me casse.
On drinke au comptoir,
Cyril part joko dans un coin et avec Rodolphe on s'assied à une
table. On observe les entrées. Mathias surgit de l'autre côté,
on ne les a pas vus rentrer. Je retrouve RC par
intermittence, il a retrouvé des vieux potes de Sciences Po et
une fille hystérique qui bosse à BETC ou Works, je n'ai
pas super bien saisi. Les copains me dépose,
Rodolphe préfère rentrer, et ne veut pas attendre le match
de l'Argentine.
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