Mardi 2 octobre :

Le monstre de l'amitié.

Suis-je un si sale type que ça ?
Ma plus ancienne amie, SL, semble le dire. Notre fresque d'amitié avait déjà légèrement craqué, il y a un an, à mon dernier anniversaire.
Le 29 septembre n'est pas une journée gaie pour l'amitié.
Cette année, ça recommence. Il est évident que je suis sévère et injuste. Je le reconnais. Mais je suis, je me répète, un absolutiste. Pas de concessions.

Je réponds à SL, je sais que j'ai mes responsabilités.
Je reçois également un très beau texte de KV, très beau mais aussi très sévère, avec moi, avec elle aussi. C'est un texte de rupture, de scission, mais je le trouve très beau.
KV me rappelle mon aphorisme préféré, "détruis ce que tu aimes ou ce que tu aimes te détruira". C'est si juste.
Mais bon, KV mixe des éléments incompatibles. Ce que je suis et ce que j'écris. J'essaie de ne pas mentir, mais cela reste de la "littérature".
Karine et Stefan de mes chroniques ne sont pas Karine et Stefan en "vrai". Des caricatures, des traits grossis dans la mesure où ils aident à mon aigreur et à la mélancolie de ces textes.
Tout comme David, il n'a jamais eu de relation avec sa chienne !!

Il n'y a pas, non plus, de calculs dans mes écrits ou dans mes actes. Je ne cherche jamais à blesser, vraiment.
Mais ces deux amies utilisent le terme "méchanceté" pour évoquer mes propos, mes dires, mon "dédain".
Fabien puis Sophie, c'est vrai que je considérais ces personnes comme mes meilleurs amis, ceux qui ne défaillent jamais. Une défaillance et c'est le théorème qui se barre en couille.

Au moment où ma vie semble prendre un virage significatif, où je commence à avoir une vision "optimiste" de l'avenir, à mieux accepter le fait d'être "là", ces deux textes, SL et KV, me foutent un coup sur la nuque. Terrible.
Est-ce qu'au fond de moi je souhaitais ces ruptures ? Je ne le crois pas.
Mais elles me mettent dans une situation où encore une fois il n'y a pas d'échappatoire.