Je repense à "la torture" comme différence entre l'homme et l'animal.

Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c’est la torture qui permet de distinguer à coup sûr l’homme de la bête.
Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis

Absurde, soit la torture est intrinsèque et donc c'est tout à fait naturel (à l'animal homme), soit il faut reconnaître que dans la nature, l'animal use aussi de la torture : l'insecte pris au piège d'une toile d'araignée, une lionne qui joue avec un petit oryx avant de l'achever...

J'ai toujours pensé que l'aptitude culturelle de l'homme est une spécificité naturelle de son état animal : l'homme est par nature un animal qui modifie son écosystème.

Demain soir, la misère éditoriale de C+ : on pouvait critiquer la chaîne du X & du foot, mais j'aime ça, moi, les matchs de foot et les films de cul. Mais là !
Un C+ à coloration TF1 : télé-réalité, entre deux eaux, croupies et moisies, entre l'esprit C+, tendance et provocateur, et la nullité voyeuriste vide de sens de TF1.
Il suffit d'avoir vu pour s'en persuader l'accablante émission des non-télégéniques du cours Florent, néant intellectuel, fascination pour la starification. Affligeant !
Entre le côté "sérieux" d'élèves comédiens et malheureusement la bêtise ambiante, un échec intégral.

(…) Le personnage public se doit de rester humble et lucide face au légitime engouement dont il est l'objet.La première fois que j'ai sorti mon museau de devant la télé pour le mettre dedans, (…) Jacques Martin me voyant un jour ronronner de vanité nouvelle au milieu d'une brassée de téléspectateurs à stylos brandis, me fit une remarque que je n'ai jamais oubliée et qui me revient en mémoire chaque fois qu'un quidam enthousiaste me phagocyte les baskets, m'imposant ainsi à l'esprit l'idée saugrenue que je ne suis pas de la merde.- Vois-tu, (…) mon cher Pierre, il est important que tu saches que le nombre de gens qui te voient en une seule soirée est à peu près trente fois supérieur au nombre total des gens qui ont vu Louis Jouvet pendant toute sa carrière.Il est de fait que si chaque nouveau starillon ululeur de rock départemental, si chaque nouvelle célébritouille microphonique, si chaque détenteur de sourire de lavabo pour grabataires finissants méditait un instant cette remarque pleine de bons sens, combien de têtes de cul poudrées resteraient sur leur commode avec humilité, plutôt que de s'élever jusqu'à hauteur d'écran pour nous infliger les rots convulsifs de leurs malaises gastriques à l'heure apaisante des digestions assises.
Chroniques de la haine ordinaire : La gloire

Donc, C+, toujours entre ses deux rives de la médiocrité, propose de suivre la "vie" de Joe Starr (racaille de plateaux) et Francis Lalanne (poët-poët)... Une catastrophe !
C+ devient un drame, même pour les footeux et les branleurs !

Maurad est une insulte à "l'histoire" C+ : De Caunes, Nuls, Poelvoorde, Muller...
Et je n'oublie pas leur signalétique dégueulasse sur le film lui-même !
Je me tate pour annuler mon abonnement et ne garder que Csat pour "Sport+" et les chaînes de cinéma...

J’ai reçu un mail du site " Copains d’avant ", six nouveaux inscrits pour le lycée Jules Ferry de Coulommiers. Qui ? Je vais voir dans l’espoir de retrouver une jeune fille fantasmée à l'époque de mes années " décadentes " en cuir rouge. Belle surprise ! Séverine Demarle, une petite blonde aux cheveux bouclés volumineux, grand sourire, toujours, une belle poitrine, mais surtout super rigolote. Une championne de karaté, très fidèle, je me souviens. Un gars de Puteaux.
Elle est brune désormais, et bosse comme chef de projet Internet. Marrant. Je décide de m’inscrire, de payer les quatorze euros pour pouvoir lui écrire, ainsi qu’à Ingrid.
Malheureusement, le site ne propose que d’écrire sur une messagerie interne. Pas de mails persos. C’est l'arnaque.
J’écris donc à Séverine, qui habite pas très loin, et à Ingrid qui est à Bordeaux. Avec ce que j’ai mis sur ma fiche, je doute qu’une me réponde : névrosé… recherche toujours femmedemavie pour bambins et autres bonheurs…

J’aimerais tant revoir Ingrid. Pour jauger le nouveau Stéphane, suis-je devenu plus fort, moins sensible ?
Mais comment oublier toutes ces années de souffrances et de solitude. Comment oublier ce qui a tout " détruit " chez moi. Fait de moi un homme " éternellement " seul. " Highlander " m’appelaient les mômes au collège ou au lycée, quand j’étais pion, oui, il n’y avait pas que le catogan et le long manteau, mais une éternelle solitude, fatalement.

La journée des " retrouvailles ", j’ai par texto et mails des nouvelles de Charles P et Florian Z. Un appel sans réponse, je recherche sur infobel.com, et je découvre que Charles habite à deux pas de l’appartement de Sébastien où j’ai squatté six mois. Ils sont tous deux ready pour foutre le bordel.
Florian m’apprend la sortie de son livre, " Les amants du n’importe quoi " chez Flammarion, éditeur des deux " bô gosses " en question.
Je suis bien allé à la FNAC pour l’acheter, et voir si le livre de Nicolas R était également sorti :
Nada, ni Zeller, ni Rey. Je regarde pour un roman de Desmarquest, rien, pas un seul livre que je cherchais.
J’appelle Pablo, mon libraire " historique " à Coulommiers, et me dit avoir le livre de FZ. Je passerai demain le chercher. Bien à toi, cher Pablo. Et ton indélébile accent vénézuélien.

Après une semaine terré à Touquin, à prendre la mesure des errances passées, la Vie semble reprendre ses sociabilités.