Heureusement,
entre les deux, le livre de Valérie. Je le reçois avec
la plus belle des dédicaces, car elle parle damitié.
De complicité. Et je me dois de lappeler, même si
je naime pas téléphoner. Une sorte de peur immuable
de déranger, dêtre rejeté. Cest assez
bête, je le concède. Au
téléphone, on papote. Des sonneries. Elle répond.
Cest Héloïse, une amie de Justine. Première
fois. On, NOUS, y voit un signe. Le lendemain, je demande à Beig
de filer mon manuscrit à la fille sévère qui avait
descendu le petit égotiste de la dernière fois. Cest
fait me répond-t-il. Février
fut un drôle de mois. Épris, toujours, de cristal, de biche.
Un mois de fièvre. Mes yeux sont rouges, et chauds. Ma tête
est lourde, pleine et fatiguée. Le
site de bordel est en ligne, déjà des textes reçus.
Je les lirai ce soir dans le wagon. Je suis heureux et impatient. Valérie
me rassure. Mes amis me rassurent. Je narrive pas à me
prendre au bonheur. Au sérieux du bonheur. Quil est sérieusement
envisageable que je sois heureux. Prochainement. Je
réponds à tous, à toutes. Jessaie daider
mon prochain. Olivier est habillé en prêtre. Olivier a
une tête ronde de chrétien. Il ne croit pas en dieu. Comme
quoi, la physiologie me fait dire nimporte quoi. Je
suis morose, avec des reflets bleus. Je tente de rester à la
surface de ce bordel. Je fais la planche, je ne sais pas nager. Une
lumière, la vigie, celle du port au loin, de lembarquement
pour Serendipe ? Je fonds le reste de laprès-midi. Dun Faune.
|