Le
midi, je décide daller acheter des chaussettes. Je demande
à Franck, tu maccompagnes, je vais acheter des chaussettes,
il ne me reste quune paire, que je dois laver tous les soirs.
Il est partant, Olivier aussi. Hop, sous la terre, dans le métro,
on parle boulot. Manque que le dodo. H&M, des paires par trois,
grises et noires. Déjeuner terrasse, salade auvergnate, crêpe
au chocolat, tout ça sous coca. Le
soir, je me dis, bouder ses grands-parents toblige à avoir
la dalle. Jai rien chez moi. Pense-je. Minuit, la faim se fait
puissante. Plus que mon priapisme nocturne. Je lis, mais cest
loin dêtre une nourriture efficace. Ma grande carcasse.
Me tracasse. Jallume dans la cuisine, eh, y a des boîtes
de pâtes près de la cuisinière, du riz près
du four, et encore des pâtes dans le placard. Sauvé. Et
le frigo ? Nada, une vieille bouteille de blanc. Et le congélateur
? Enorme ! Des frites surgelées. Les frites me sauvent la vie.
Les décongeler, les mettre au four, penser à mettre la
moutarde un peu au frais. Régal.
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