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Quand
la démocratie devient un prétexte à l'aigreur et
une dialectique Disney.
Drôle
de démocratie qui lorsque les résultats électoraux
ne sont pas conformes à la volonté de certaines personnes,
voit ses éléments constitutifs (presse, médias,
associations, artistes
) se mobiliser, au nom de la démocratie
(!), pour faire barrage à un candidat, élu démocratiquement,
en usant d'un matraquage culpabilisant et d'une incitation violente
à s'unir sous un seul choix possible.
Est-ce cela la démocratie ? Dicter le vote des gens ?
Tous les médias "s'ingèrent" dans la décision,
"ne faîtes pas les cons", vous avez le choix entre un
"démocrate" (Chirac, il est bon de le préciser)
et un "extrémiste" (Le Pen).
Le Pen (à nombreuses reprises fut représentant de mandats
éléctoraux) peut se présenter à l'élection,
personne s'insurgeait sur cet "extrémiste", mais dès
lors que le vote populaire et légal le choisit, il devient odieux
d'avoir un tel candidat à un mandat.
Absurde. Grotesque. Infantile.
Après la farce des aigris, nombreux, car venant de tant de tendances.
Nous avons sombré dans le symptôme Disney, ou aussi appellé
"Bush".
Le camp du Bien contre le camp du Mal, le camp de la Liberté
contre le camp de l'Intolérance. Deux choix, une seule possibilité.
S'opposer à la dialectique misérable des anti-fascistes
primaires et professionnels fait de soi forcément un membre du
camp du Mal.
"Quoi
tu ne veux pas voter Chirac !, mais t'es un con !", et hop, un
collègue trouve drôle de te dessiner une croix gammée
sur l'un de tes papiers.
Plus d'esprit critique dans une politique de moutons, loin d'être
dociles, car conditionnés à combattre le Mal. Quelle plus
belle quête que celle-ci ? Pour tous ces foireux du bulbe.
Rien de rationnel dans cette politique manipulatoire et généralisée
; mais que vont-ils dire lundi matin, ces cons qui ont appellé
à voter Chirac, immortalisant sur bobines leurs appels au vote
unique. Pour Chirac.
Tout
est si bien cadenacé dans cette prise de pouvoir, dans cette
nasse d'écervelés que tout dialogue, à la base
de la démocratie, n'est plus envisageable. La démocratie,
enfin le semblant paraissant, est morte le dimanche 21 avril, dès
les premières manifestations anti-fasciste et nazi. Mc World,
Big Brother, appellé ça comme vous voulez, a montré
son pouvoir.
Il est encore facile, comment avoir pensé (rêvé)
le contraire, de manipuler un pays entier, un pays de culture et d'éducation.
Est-ce cela l'hébétude dénoncée par Debord
et Mac Luhan ? Et aussi Le Bon Gustave.
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