Il y a des théorèmes absolument abjects. Des plus affreux, je suis victime.


Pourquoi il n’y a que des filles moches, des vieux adipeux, des gens qui bouffent des sandwichs, des vieilles qui tripotent des papiers plastique, des gens qui puent qui s’asseyent près de moi dans le RER ?
Pourtant, je suis calme, en train de lire, tranquille quoi. Rien n’indique chez moi, je pense, que je suis open pour recueillir les bruyants, les malodorants, les sans-gêne à portable, les filles jacasseuses et les vieux toussoteurs.
Rien n’y a fait, que je sois souriant ou pas, ils viennent tous. Les gentils passent, pas un regard vers mon espace de sièges vides, non, que dalle, indubitablement, les bons vont ailleurs, tout près, mais pas à côté de moi. Je n’ai droit qu’aux empêcheurs de lire en paix. " Toi, mon vieux, tu peux te brosser si tu veux lire ton bouquin à la con ! " entonnent-ils à ma vue. Salauds !
Il y a donc un théorème horrible et ferroviaire dont je suis l’injuste victime.
Peut-être que les lecteurs catoganisés font partie de cette tribu des inqualifiables têtes à tuer ?