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Allegretto, la 7e de BEEthoven
jamuse du BEE avec Philippe
(au dard de 21 cm), avec Valérie, rien à voir avec BEE.
BEE, Maya, mais aussi les frangins à voix de minettes et grosses
dents. Rage justement. Vieille blague de Frédéric au moment
où je montais RAGE, bordel à tout. Je lis Gunzig, livre
offert par la chef des diables, soleil dans le dos, le traître.
Répétition. Allegretto. Tel un zombie. Un moins que zéro,
je suis lourdingue sur les allusions de BEE, que je nai jamais
lu. Je finis Gunzig, alibi & métaphore de lanimal pour
traiter de la misère de vivre. De vivre ensemble surtout, mais
vivre autre quensemble est-ce possible ? Prout sur mon canapé,
les frites surgelées de la veille et du matin, à 10 heures,
créent en moi une frénésie flatuleuse. Est-ce raisonnable
de flouter en écoutant " Fidelio " ?
Je finis de lire, et boucle mentalement le sommaire du numéro
3 de bordel sur le web. Trois rescapés des numéros précédents,
Yann, Charles avec la suite de son " Album ", PEB et le second
opus de " Ma femme est un génie " ; qui avait tant
plus à la belle Miriam au cul de satin. Mais surtout une ouverture
large sur les textes reçus via le site ; je lis tout, et réponds
à tous. Je naime pas cela, je naime pas le mot, mais
je dois faire une sélection, un choix. Douze textes. Deux filles,
Mylène et Hélène. Deux profs. Je bouffe une assiette
de riz. Il est 15 heures.
A la télé, Manchester United écrase Liverpool FC
quatre à zéro. Je nai nulle envie de " retravailler
" Héloïse. Elle dort sur la table, avec le soleil.
Je me fais chier. Cest vrai. United reprend la tête de la
Ligue one, jai bouclé le choix du n°3, jai bouquiné.
Que(ue) faire ? Je deviens, de plus en plus, un obsédé
sexuel compulsif, un frénétique de la branlette. Je reviens
sur ce salaud de Philippe Dean et de ses Tchèques salivantes.
Je suis comme un con. Enfin je suis comme un sans con. Malheureusement.
Je me donne une récréation de bouches, de langues, de
seins, de culs, de chattes, de cuisses, de yeux, de chevelures, et je
recrée le monde, tel Min, ithyphallique. Mon monde finit en un
monde de papier, même pas un tigre. Rien de félin dans
ce gluant coulant dans le nombril, du monde. Je me dis que tout est
perdu pour le plan je taime tu maimes, on saime, on
va où cet été ? Perdu le temps des papouilles devant
la téloche. Jai rien à attendre de la vie donc.
Men fous. A vrai dire, je suis un éternel attentiste. Dans
tout. Mon taf pue, mais je me suis habitué au trajet, à
ma chaise, au bouton vert pour allumer le pire ordinateur de lagence.
Jattends. Jattends quon me dise, bordel, tu fais quoi
dans cette piaule ? Je sais, je sais. Mais bon, cest pratique,
cest pas loin de gare de lEst. Mais tu mérites mieux
que ce salaire insultant, que réfléchir sur lirréfléchissable.
Je sais, je sais. Mais.
Je suis un démissionnaire. Certainement. Jarrive à
me mettre en quatre pour les Autres, et moi, je me laisse aller, à
être un minable. Misérable. Tes pas prêt de
te faire pomper comme ce salaud de Philippe Dean !
Masturbe-toi toi-même est écrit sur le fronton de mon "
lycée ".
20h se pointe comme ça. Entre Beethoven et bite en vlan, parce
que au vent, pas trop, il fait frisquet aujourdhui, non ?
Jai la dalle. Le ventre gras, mais le ventre affamé. Jattrape
mon chéquier. Ça me fait chier de payer tout quatre fois
plus cher, mais jai les crocs. Direction chez Mahfoud. Deux bouteilles
de coca, quatre paquets de chips bacon, deux paquets de bolognaise,
deux paquets de pistache, quatre hamburgers, un gros morceaux de camembert,
un paquet de chips en barquette
Je me goinfre. Je regarde "
Smallville ". Il est cool ce jeune Clark Kent.
22h. Cyril se pointe. Je trifouillais sur le Net, répondant aux
mails reçus. Il me raconte ses vacances au ski, des goods vibs
avec les gosses, de petites anecdotes quil est préférable
que je garde secret. Ce journal est lu, si, si. Il me propose daller
aux " Sources ". On parlotte. On parlotte, mais je dois tout
de même prendre ma douche.
Ellipse,
chez Cyril, pour prendre ses chewing-gums, mater une fille qui suce,
se fait baiser, sodomiser sur son ordi. Des photos de lui. Drôle,
y a du Journiac chez ce petit Cissou.
Aux
Sources, je ne vais pas épiloguer trop longtemps. Des filles
seules, en bande. Cinq filles, 20 ans, très clan, pas douverture
vers les autres, deux filles près dun pilier, quatre autres,
dont une sublime au profil phénicien, aux yeux noirs comme la
rage de sa jouissance, deux tout près de moi, dont une que je
connais, elle servait ici il y a 5 ou 6 ans, deux autres près
de la porte, entre la salle et le resto.
Les types, eux, lambinent, entre ses amas de filles. Mais il semblerait
quelles sont venues entre copines, et non pour se faire accoster.
Pas de regards. Jobserve. Debout près de la cheminée.
A mes côtés, Cyril et Clément, ce bon vieux Clément.
La fille me reconnaît tout de même. Au moment où
Clément me disait quil la boufferait bien, je lui disais,
tu te souviens pas, elle servait ici il y a 5 ou 6 ans, elle se retourne
vers moi, et me fait un énorme sourire, avec son énorme
bouche. Je sens très vite quelle désire faire la
connaissance du beau Clément, idole des années lycée.
A ce moment-là, je pense, fête du lycée, Clément
en slip, Fred G.
Plus tard, elle me parlera de Clément en slip, à la fête
du lycée, et me demandera des nouvelles de Fred G. Toujours égal
à lui-même baisouille des petites du bahut ou de fac.
Avec Cyril, on se marre. Marre.
Je
scotche toute la soirée sur le profil juif, phénicien,
égyptien de la belle aux yeux dHiroshima. Frantz nous rejoint.
Grand black adorable, on papote, est ok avec moi sur la beauté
de la fille, et des juives en général. Il veut baiser,
mais pas des petites, ne veut pas de sang, cest un douillet.
Cyril
me redépose. Je me fais deux hamburgers, lis mes mails. Il est
4h46. Jattends 6h pour appeler Caro-Marco, premier appel, cest
Marco, jaime pas sa voix rauque. Marco part en Angleterre, je
voulais souhaiter bon voyage à Caro.
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