Mes voisins sont des porcs en fauverie, des fauves en porcherie. Lorsque je ferme ma porte, les quelques secondes qui me sont nécessaires pour tourner les deux verrous sont un calvaire olfactif.
Ça pue chez les babouins !
Au début, les premières nuits, les réveils matinaux étaient accompagnés des cris d'un bébé-monstre et des cris d'une petite fille démoniaque.
La mère hurlait hystérique, le père frappait colérique. Putain, j'avais trop envie de débarqué gun en main et juste pour le fun, et pour la paix de mes nuits, de descendre ces bandes de crapouillots parasites.
Mais je m'y suis habitué ; dès que j'ai pris conscience que c'était une famille de dégénérés et non un père pénétrant l'anus de sa gamine de trois ans.
J'ai compris que la mère hurlait de folie et non des coups d'un mari ivre. Et que cette famille était des crasseux immondes. Je ne suis jamais sorti en même tant qu'eux, mais je n'ose imaginer l'infection qui sortirait de ce boui-boui infâme.
Ces mongoloïdes sont tout de même d'une utilité non-négligeable, ils me servent de repère temporel, d'horloge quoi.
7h46, la mégère battue emmène sa smala hors de leur bordélique taudis. Des pleurs ont vers 7h entamé mon processus d'éveil.
J'entends la gamine courir et crier dans les escaliers, tandis que le fœtus braille dans le landau et la mère criaille dans le couloir. Le père gueule une dernière fois et claque la porte sur sa famille loupée.
Les crevures s'entredéchirent en hurlements dans la rue, je les entends. Nul camion pour les écrabouiller, nul pesticide pour ces vermines. La vie est assez injuste en fait.

Ils sont laids mes voisins, je ne les ai vus qu'une seule fois, c'était un samedi matin, en ouvrant mes volets. J'étais avec Cyril, ça devait être samedi dernier.
Une petite fille débile, une mère binoclarde, un bambin hideux. Le regard vide, livide, limpide, absent, hagard, animal, bovin, loanesque... Effrayant, déconcertant, rassurant.

Je suis mort de toux... Je rentre en zombi, je ne vois rien, ne comprend rien, je suis le rail.
Retour chez moi, en Seine-et-Marne, besoin de dormir au calme, au chaud, tranquillement.