Retour sur les deux soirées de vendredi et de samedi :


Le dîner d'avec AD et la rencontre sur les Champs Élysée : Qui dit qu'il n'y a pas de hasard !


"Un coup de dès jamais n'abolira le hasard..." dixit FR, une fille dont je rêverais qu'elle ne soit pas fiancée.

Rappel des faits :


Vendredi soir, je dîne en compagnie d'AD, nous avons le même sens de la sincérité, donc les déclarations, les révélations, les aveux, les confidences, les secrets, les sensations, les intuitions fusent, et ça me plaît, d'être franc. Je ne sais pas si facilement mentir, sauf quand je joue un rôle au téléphone pour un pote...
Je lui dis que je pensais qu'elle sortait avec un type de l'agence, non, pas le gossbo, trop simple, mais un gars tout sympa et mignon, JMN. Perdu, semble-t-il.


Samedi, nouveau décor, le couloir venteux, populeux des Champs, j'ai rencard avec une petite à 15h au café Renault.
Je bouquine de Péguy, comme le fou-furieux-obsédé de Péguy de YM.
La fille m'appelle, elle sera en retard. M'en fous, j'ai un Perrier et un Péguy.
Nous faisons connaissance, de nous, du quartier et du coin, nous marchons désespérément de l'Alma au "Flore", on se paume, on risque de se faire écraser, des racailles sifflent la petite élégante. Elle marche bien pour une petite.
Je la raccompagne sur les Champs, elle part. Je gambade, m'envoie un "Quick", le McDo étant bondé, je phone à Cédric qui passait un examen pour bosser à l'ANPE ; je n'avais jamais pensé que l'on pouvait travailler pour l'ANPE.
Je repars vers Concorde, je passe devant le cinéma qui organise le festival du cinéma de Paris, un truc sponsorisé par Orange et qui propose des films de merde, en général. Et des stars de seconde zone, ce n'est pas Cannes !
J'y aperçois le gentil de la veille, JMN ! Que la vie est malicieuse.
On part vider des godets de bières dans un bar dans une rue perpendiculaire à l'allée du monde.
Je me retrouve deux soirs de suite avec des collègues, il y a une sorte de lien, de "weaving", de tissage de vie. Je ne sais qui tricote cette poésie.


Dimanche, je suis assis sur un banc de la gare-autocar de Chessy, j'attends un bus dont j'ignore l'horaire de passage. M'en fous, je lis, j'ai le soleil dans la tronche et une maman avec sa gamine à côté.
C'est mieux que les gens qui mâchouillent des chewing-gums.
La petite pousse les mêmes "ououou" que les cons de la "House" de la veille. Elle les pousse en voyant passer les bus jaunes de Disney, sur lesquels on a peint des ombres colorées de la tête à Mickey. Tout est dit.