Que c’est bon de se coucher en ayant passé une bonne soirée ! D’accord, je suis encore seul dans mon lit, mais l’inverse aurait été difficile, vu que les filles qui m’intéressent n’ont pas répondu à mes messages.
Avant de me coucher, au risque de lire de mauvaises nouvelles, j’allume tout de même mon ordinateur.
Je sais que Régis m’a envoyé " Romance ", mais mes paupières sont si lourdes. Plusieurs messages, j’ouvre celui de Valérie, VTC, et une pléiade de bonnes nouvelles bonnes. De la très grande bonne nouvelle. De celles qui permettent de dormir heureux.
Tout sourire, excité, mais bien fatigué, je m’effondre sans pouvoir lire " Romance " de Régis. J’envoie quand même quelques messages pétaradants à Régis, à Valérie évidemment, à Beig et à Yann, l’hôte de la soirée.

Bonne nuit, avec des rêves… de Miriam, de Dabéa, d’Olivia…

11 h. Lever du gars heureux. Position assise devant un carré de couleur. Lecture de " Romance ", sans lire, excuse-moi, Régis, le mail d’accompagnement. Je le lirai après.
Putain que ce type sait écrire.
Clinquart est un romancier, un romantique, un romaniste ...
Je souris aux clinclins d'œil sur la revue, mais vraiment cœur serré sur son Amour.
Je savais qu’il était l'écrivain qui écrivait le mieux (je sais, ça veut rien dire " mieux "), celui qui maîtrise la phrase, mais là, il me souffle de nouveau. Je suis ému et heureux de connaître ce vieux poivrot no wave !

J’ai reçu aussi deux textes du désopilant moustachu, Pierre Vassiliu ?, un poète surréaliste ?, non, Alexandre Millon !
Je l’aime ce type, plein de poésie et de drôlerie. Il aime le vin, les cheveux, sa moustache, rire, parler, écrire et peut-être sa femme. Si, sa femme. Si délicieuse. Heureux envers et contre tout !

J'ai acheté plein de trucs que je n'achète jamais, mais bon, Yann voulait que j'effleure de mon regard myope, et oui, connard de médecine du travail !, les pages loufoques sur " Podium ". Paris Match, Point, et VDS (je voulais lire l'article sur BBD).
Sur Yann, je trouve que ce sont les deux lignes de BHL (et oui, je suis honnête) qui sont les plus proches de ce que j'ai lu dans " Podium ", et retenu dans ma prose dithyrambique, et amicale.
Drôle, je commence à prendre la mesure du Big truc, dans " Point ", Marc Lambron (Grasset) plein d'enthousiasme sur Yann. C'est chouette les amitiés.
Je lis aussi journal de Bébédé, c'est con, j'en ai lu si peu, peut-être prévoit-il de le publier, comme le "Jean No" du gringalet et flamboyant Nassif.
Je lis ses propos sur le suicide et la disparition plus forte encore dans la société du spectacle, c'est totalement ça, mon Bébédé. Moi qui pariais, et finissais mon texte sur Maïakovski, sur un suicide le 21 prochain, pour ses 37 ans. Je ne suis pas totalement, aussi, tombé à côté.

"Un mec pas net en clair" disait Yann, c'est bien vrai, et ma myopie révélée n'y est vraiment pour rien.

Retour de la " Libé ", soirée avec Cyril et Sté, l’amie d’Hugues. J’ouvre mes mails, un message de Miriam, elle venait de lire mon mail. Je suis un peu déçu, par ma couardise pour pianoter sur un portable, mais si heureux qu’elle me réponde. Frénétique comme pour l’appel de Béné la Libanaise. Que du bonheur avant de me coucher.
Je pense aussi à Cyril qui avait reçu un appel de sa belle donzelle, Loubna, qui voulait avoir des renseignements sur la soirée, sur ses conquêtes, sur les filles présentes.
Elle voulut me parler, je répondis par un " j’en n’ai rien à faire ". Je n’aime pas parler à une inconnue au téléphone. Je n’aurais pu sortir que des gargarismes.

Je me couche avec le souvenir d’une journée exaltante : messages de nouveau de VTC, de RC, de YM (par téléphone, pour me parler de la soirée, enfin, la fin, de filles, de Béné, de Régis, de Cyril, de l’ambiance et tout et tout), de Miriam donc, rencontre de petits gars de Coulommiers qui m’ont dit avoir lu mes chroniques, celles qui provoquèrent ma mise à pied, " respect " dirent-ils, des sourires reçus. Aux sourires reçus.