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Je suis resté à l'agence écrire et lire, y avait
trop de vent ; YM avait décommandé la soirée, NR
était porté éthyliquement disparu.
J'ai pensé à appeler FR, la pétillante, la drôle,
la fiancée, l'idéal inaccessible, mais je n'ai pas osé
et j'étais un peu glauque suite à une conversation avec
ma mère. Sa vie est une succession de galères, la dernière,
une voiture tamponnée.
Donc, je suis resté à lire et puis j'ai dormi (chez moi,
pas ici).
J'erre dans les rues de République, je n'ai nullement envie de
parler aux gens, à des personnes, à des hommes, à
des femmes ; je me cloporte au McDo, une commande à 7 euros,
le montant exact de mon ticket restaurant.
Il y a deux filles, des Italiennes, qui s'installent près de
moi, à une table près de la mienne. Elles m'observent,
me regardent, me dévisagent. Une grosse pulpeuse, une jolie bouche,
une forte poitrine sur un gabarit conséquent. Une petite menue
au petit cul galbé. Je pense à rien, enfin j'essaie.
Je me casse après avoir rêvasser un certain temps, après
avoir écouter une discussion de deux jeunes types sur le foot.
Elles me shoument quand je descends les marches, j'ai un visage sévère,
fermé, vide, perdu.
Je traîne un peu, pas trop, il fait froid. Le vent est d'Est.
Peut-être je croiserai une femme jadis "aimée"
; j'ai revu la belle Pascale récemment, en courant pour aller
dîner avec Sébastien et Virginie.
Que sont devenues mes cristallisations passées ?
Héloïse, toujours pas revu ; j'ai revu une cristallisation
passée (Pascale) au hasard d'un épicier dans le VIe...On
verra bien, le destin m'aime bien, en général.
Olivia, je ne sais plus. Je n'y crois pas. Je m'en fous en fait.
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