Mercredi 1er août :
Giuseppe Penone (1947, né à Garessio)
ou le souffle de la vie.
Penone, sculpteur Italien de Ligurie, la région
de Gênes. Penone est fils de Michel-Ange, le sculpteur est seulement celui
qui sait révéler la forme que la pierre recelait.
Penone est un artiste organique, il travaille sur la croissance végétale,
l'érosion des rivières, sur les matières naturelles.
Avec une certaine sensibilité et nostalgie : "Forêts, allées,
futaies, jardins, parcs, vergers et tous leurs arbres enfermés dans des
portes, des tables, des planchers, des planches, des poutres, des bateaux
"
Penone est actuellement enseignant aux Beaux
Arts de la rue Bonaparte. Judi l'a eu comme prof, même si Judi n'allait
pas souvent en cours, il garde de bons souvenirs de ses travaux de son atelier.
Je me souviens d'une femme fleur, en argile. Je crois qu'il l'a cassé.
Penone est l'une des figures marquantes du mouvement
italien de l'Arte Povera.
Terme apparu sous la plume du critique Germano Celant en 1967.
soffio 6, 1978, 158x 75x 79 cm
Quelle année 1967 !
Guy Ernest publie "la société
du spectacle", Ernesto se fait plomber et la télé devient
couleur en même temps à Moscou et à Paris. Godard jour les
Mao dans "La chinoise" et s'oppose à la ligne moscovite du
PCF. D'ailleurs c'est l'année de la traduction en française du
"petit livre rouge".
Le Vietnam bat son plein, les ricains censurent "Bonnie & Clyde"
pour violence !
Sort au cinéma "Le lauréat" de Mike Nichols avec le
minot de Dustin Hoffman.
Une nouvelle génération refuse l'ancienne, la corruption de la
jeunesse par l'aînée (l'aventure du jeune, Ben Braddock, avec la
mère, Me Robinson, de celle qu'il aime, Elaine), la fuite des deux amants
qui refusent le mariage arrangé, et la scène finale du bus, de
la caméra laissée à l'impro, des visages plein d'inquiétude
des deux jeunes gens.
Pendant ce temps, on bucolise sur "Les demoiselles de Rochefort" de
Demy. De Cherbourg est lancé le "Redoutable", premier sous-marin
nucléaire français.
Le projet du Concord (e) est lancé, il n'a pas encore son bec, celui
qui fera dire au génial Yann Moix que le Concorde est une plume écrivant
sur les pages du ciel.
En avril, Elf est créé, le Torrey
Canyon s'écrase en Bretagne
Le 13 juillet, l'ANPE est créée, Tom Simpson perd son boulot sur
le Mont Ventoux, trop de produits dopants.
Pour une fois qu'il y avait un british ! Dead.
67, la télé en couleur, premier
reportage sur l'artiste Fini, en octobre.
Le 12 novembre, Happening délirant, subversif et divin de Dali. Quand
je dis que la télé d'aujourd'hui est vide, c'est un euphémisme
!
Et puis, Toutankhamon au Louvre, De Gaulle au Québec, la pilule de Neuwirth,
la greffe de Barnard, la carte bleue et un film de Bunuel, "Belle de jour".
Du Québec, en ce moment, le Super Nine
de Montréal, en alternance avec celui de Toronto.
Agassi éliminé par Ljubicic, un qualifié.
Je pense qu'il était venu par obligation, le circuit avec la race, la
course aux points, est devenu un spectacle et un Bizz impitoyable.
Les meilleurs ont obligation de venir ou punition financière. Agassi
avait fait buissonnière sur le Rocher, mais il ne pouvait récidiver
sur son continent.
Il est venu seul, un signe. Il jouait court, sans punch, un autre signe.
Les commentateurs ne comprenaient pas, lui trouvaient des excuses. Il n'était
pas motivé, voilà tout.
C'est bien, car en face, il y avait un type qui avait fait les qualifs, et qui
se retrouve dès le premier tour face à Agassi (17 victoires, 0
défaite en outdoor nord-américain) !
Le type aurait lui aussi des raisons de paniquer. Il s'en est bien tiré.
C'est cool, mais les journalistes ne pensent jamais à signaler ce genre
de pression, pour ces "moins bons" qui se battent pour participer
et qui tombent sur les tenors. C'est un peu décourageant.
Agenor, le vétéran, bien plus vieux que nos idoles, Noah et Leconte,
a fait un match presque parfait contre Kuerten. On est passé bien près
d'un sans faute des qualifiés.
Kuerten peut reprendre les 50 points qu'il a de retard sur Agassi. Mais faut
se méfier des jeunes ricains, Roddick et Gambill.
Des USA, premières greffes de cellules
d'un foetus humain sur un foetus pongidé. Un échange entre primates,
nous et les chimpanzé, qui présume de bien terribles et belles
choses. Une paire de chromosomes nous sépare des pongidés. Les
pongidés étant des primates hominidés comme nous, 99,9
% d'ADN en commun.
On descend du même ancêtre. L'homme
ne descend pas du singe. Les deux formes ont un ancêtre commun, que je
crois être plus proche de nous que du singe.
Je m'explique, on parle généralement d'hominisation, une voie
du singe vers l'homme. Je crois plus à la chimpanzéisation ; c'est-à-dire
qu'un primate originel, proche de nous, sans poils et bimane, donc bipède
a donné une forme arboricole, avec des poils et quadrumane.
En fait, pour simplifier, l'homme n'est pas descendu de l'arbre mais le singe
y est monté.
J'attends les invectives de mon Jouq', mais
pour ma défense je ne suis pas un biologiste.
Enfin, la planète des singes est d'autant d'actu avec la sortie du remake
de Tim Burton.
Ce film qui était une allégorie de la ségrégation
raciale des USA deviendra peut-être la prophétie d'un monde futur.
Mais si les pongidés sont par la science génétiquement
transformés, ils seront a fortiori phénotypiquement transformés
aussi. Ils ne seront plus "chimpanzés". Mais autre chose.
DRÔLE ! ? La greffe des cellules humaines
sur des ftus pongidés a pour motivation la médecine génétique,
pour soigner des maladies telles que celle de Parkinson.
Dans les années 30, Dali est ses potes surréalistes, Breton, Gorky
s'amusaient
à placer sur la tête d'une vieille femme atteinte de Parkinson,
des omelettes et à les regarder tomber, durant des heures. C'était
un Happening surréaliste. Etonnant, dégueulasse, non ?