Le
train brinqueballe nos carcasses de salariés, nos corps de peine
à vivre, à jouir, forcément. Je me dis des choses
avec des nichons dedans, et un peu damour, surtout. Je me dis
quil est pénible ce " tu me plais pas mais devenons
amis ". Je me dis que des amis, jen ai. Des amis, cest
sûr que jen ai. Que jen aie ? Pfff
Je
voulais juste (DIANE) le truc de sentir une peau pour sauver la mienne.
Quelle me dise " je taime ". Que je caresse ses
seins, gros et mous, et que je lèche sa chatte, impeccable et
bien soignée. Quelle suce ma bite de psychopathe. Que de
madrigaux coulant du fond de ma gorge, du fond de sa gorge. Dun
quai à lautre
Avec mon sac, mon portable pc, et mon
portable inutile. Et des photocopies de textes bien : Tanguy et Grégory.
Je reconnais un visage, une petite blonde chubby, ronde et jolie. Anne.
Quelle année ? Lycée Georges Cormier. 22 ans, comptable.
Visage rond, jolis yeux bleus. Visage rond, cheveux blonds. Visage rond,
et des nichons. Ce
soir, jécris de nouveau. Cest bon. Vieira marque
un but pour Arsenal. Totti est exclu. Le foot est toujours avec moi.
Je regarde les mails reçus lors de mon tassage ferroviaire :
Valérie et Eric B-B. De
son côté, Eric B-B connaît les affres de la vie amoureuse.
Pourtant si délicat, ce jeune homme. Comment avoir des soucis
de vie avec un tel mec ? Je
perds le fil de mon texte à me perdre dans mes namedroppings,
postmodernes. Comme me soufflerait la blanche tachetée, HélènePecot.
Car ce midi, jai mangé japonais, menu A, avec HélènePecot,
menu B. Elle ma expliqué ce quest la littérature
postmoderne : des citations de la culture académique (élite)
mêlées à des citations pop-culture (populaire).
Comme Ralelais, Diderot ? Oui & non, à lépoque,
y avait pas de pop-culture. Donc, cest avant tout une théorie
technologique : cest la technologie (radio, télé)
qui a permis de mêler Spinoza aux Kinks. Lire Camus et écouter
les Beatles. Ce genre de trucs technologiques, impossible au XVIe siècle.
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