Mythomanie d'un name-dropper :


J'ai rencard avec Gaspard Noé, dans un bar de la rue Oberkampf. Je l'aime bien Gaspard, je ne peux jamais m'empêcher de le saouler avec le film de Pierre Tchernia, les Gaspards, de 1973, avec Michel Serrault et Philippe Noiret, le gros Noiret !
Il était bien génial ce film, avec les lascars qui piquaient les carottes par la racine, trop bon.

Je rejoins donc ce con de Gaspard, il est là avec sa tête de petit facho sûr de lui, satisfait de recevoir de la merde journalistique plein la face. Il sirote une fée verte de mauvaise confection praguoise, il ricane et cioranise sur les attaques dont il est l'objet.
Ce petit pédé adore se faire insulter, traîner dans la boue par les types qu'il méprise le plus, les critiques de cinéma.
Plus on le traite de nazi, plus il bande le salaud !

Il jubilait, je m'en souviens lorsqu'on s'insurgeait sur son apologie de l'adultère dans "Seul contre tous". Nous avions fini notre soirée à bourriner dans tous les trous des petites salopes qui n'avaient pas, à regarder leurs jolies matrices, plus de 18 ans. Mais avec un peu de coke, ou même du mauvais shit pour les provinciales, on baise n'importe quel petit cul !

Il bougonne sur toutes les faciles du vagin qui lui téléphonent pour lui pomper le San Antonio.
Depuis son film avec Bellucci, Cassel et Dupontel, il est devenu la queue à sucer dans le milieu, et en profondeur aussi, dit-il, partant dans un rire gras.
À ce propos, j'ai commencé la soirée de la veille à picoler parnassien avec Dupontel, on a vidé les réserves de Casanis de tout Montparnasse. Puis, il m'a quitté au bras d'une petite chinoise à la bouche grande comme la muraille de son bled.

J'appelle Vincent pour savoir s'il veut nous rejoindre, et après nous pourrions aller long-boarder ensemble. Il adore skater avec moi, je lui apprends quelques tricks de ma propre cuisine. Merdoum !, il est coincé dans Monica, enfin c'est ce que je semble comprendre, tandis qu'il a jeté le phone au sol.
Tant pis, de toute façon je dois voir Taddéï, on a un concours de gin, un pari entre nous. Je dois le retrouver au Mathi's dans la nuit. Puis, on ira tringler ensemble dans un vieux boui-boui de jeunes orientales ouvertes à l'apprentissage des droits de l'homme.
Avant, j'irai retrouver Wizman au Trend, il mixe comme un animal de trait une fois par mois.

Gaspard est totalement decker ; il tient des propos hallucinants. Il a envie de bouffer du bébé, un bon petit bébé de bourgeois, ça doit être bon un cuisseau de bambinou grillé. Il a envie de croquer une cuisse de mouflet dodu. Il est grave atteint, mon copain. Mais bon, ça reste de la graille.
Il est parti en vrille, le bonhomme. Il me propose une touze avec Barbara Schulz et une poufiasse du cours Florent qui exhibe son groin sur Canal Plus. Paraîtrait que les garces sont open dans l'optique de tourner le prochain sulfureux opus du boucher.
Pourquoi pas, elle est mimie la petite Barbara ; j'aimerais bien convier la douce Claire Keim à notre partie de délires.
Cette idée passe furtivement dans mon esprit salace, éthyliquement pervers. Je préfère tenter le plan rose tiepolo avec la belle Claire. Je bande comme un goret à l'idée d'une touze avec Schulz.
Mais ce n'est qu'un fantasme, comme Fridolin, je branle plus de fantasmes que je m'ébats dans la moiteur d'une femme. C'est ça les pauvres types, des mecs qui branlent des frustrations et des poésies moisies.