Un an déjà que la plus grosse farce du monde se soit passée, repassée, en boucle dans nos cerveaux cathodiques. Wellesien !
L’invasion de Mars à la radio, c’est du pipeau de pâtre mou !
Et quel coup médiatique ! La performance du siècle, et des siècles à venir. Au revoir les drapeaux de Buren, et les monuments recouverts de toiles, de tissus, de merdacries.
Les barbouzes, eux, ne recouvrent pas, mais pulvérisent ! C’est de l’art désintégral. Et avec de l’humour. C’est important l’humour tout de même dans un monde en guerre !

Nous sommes le 11 09, ou chez les ricains, le 09 11.
Fin clin d’œil des performeurs, le 911 étant le numéro des urgences ! Grandiose ! Michel-Ange, Vinci, Rodin, Pollock, Pasolini ou Francis Blanche réunis dans cette équipée du pouilleux.

C’est un bien bel anniversaire.
Dommage que la diplomatie soit à la guerre. Le goût de l’art se perd. Le goût du pétrole reste quant à lui bien aigre et amer dans nos bouches (ici, blague subtilement phonétique).

Là, où il y a du pétrole, une guerre se prépare. La réligion étant un alibi. Pour reprendre un concept cybernétique, on pourrait parler d’alibi-art, ou d’art-alibi, ou de war-alibi, ou encore d’alibi-war.
Bon tampon gommeur sur New York, tampon gommeur sur Kaboul, à toi, à moi : l’art, c’est un partage. Une fraternité, presque.

Lecture de propos de Paul Léautaud, quand il était vieux et sale, et tout croupi sous ses quenilles, et sa guenon.

" La postérité littéraire, je m'en fous ! Le plaisir, cela consiste à être apprécié d'un petit nombre et être totalement ignoré des imbéciles "

Sur les femmes :

" Ce sont des créatures inférieures... Je n'en ai pas connu une qui me fasse changer d'avis. Toutes sont intéressées, moralement, pour un profit quelconque (...). Quand nous aimons une femme, nous ne l'aimons pas par intérêt. Nous l'aimons pour son physique. "

Sans transition aucune, sans lien particulier, avec cette dernière phrase pas tant misogyne que cela (miso comme la soupe japonaise, compris Pascal ?).

J’ai agréablement échangé des mails avec la somptueuse Loubna, magnificence chantée par le barde bardé de pectoraux saillants, le page Cyril.
Je fanfaronne des mails poétiques et séducteurs, tout en prenant soin de citer mon troll d’Amour, Cyril. J’écris à la " Bella " avec le " petit Cyril illustré " pour compagnon.
Je chante les vents chauds et renversants du désert, symbole d’une beauté fatale, intégrale, fondamentale, idéale.

Cyril est pour sa part en train de se faire revivre les yeux ! Libérés de petites lunettes rondes.
Son regard incandescent risque de faire fondre bien des banquises promises. À voir.