Jeudi 11 Octobre :

Une jeune fille m'aperçoit descendre du RER. À ce moment, je l'ignore, je ne me doute de rien. Je cavalcade à mon rencard, paisiblement.
Il fait encore un super ciel ; j'aurais pu taper la balle, pédaler dans les champs secs ou bien végéter sur une terrasse quelconque.
Je suis un peu en avance, j'attends dans un petit square adjacent à l'église qui fait face à mon lieu de rendez-vous.
J'aperçois la standardiste sortir du bâtiment, elle doit certainement aller poster le courrier. Il est 17h, l'heure de mon entretien.
Je suis assez calme, ma vie ne dépend pas de ce job. D'ailleurs, elle ne dépend de rien. Une vie de solitude ne vaut rien. Ma vie, jusqu'alors, ne vaut pas pépette.
Je reste coincé au portail, je pianote le clavier, appuie sur de multiples boutons, mais rien, personne ne me répond. Je suis désormais en retard !
La petite gironde de l'accueil revient, les mains libres, plus de courriers. Elle me demande ce que je veux, m'interroge sur le nom de mes rendez-vous. Je ne suis pas rasé, la psychose est totale. Mais bon, j'ai raison de cette méfiante.
Je me retrouve dans le même fauteuil que la première fois. C'est cool, je prends mes marques. Trois personnes, deux filles et un garçon, une petite brune marrante qui parle plus que les deux autres. Le type a l'air mangé par les deux jeunes donzelles, ou est-il peut-être québlo par les jolies jambes de la grande brune qui exhibe à la face du "niais" ses avantages comparatifs ?
Nul ne saura.

Pascale arrive un peu après moi, elle aurait pu me trouver tambourinant à la porte. Elle est, comme vendredi dernier, toute souriante. C'est également un avantage comparatif !
Olivier est dans l'aquarium, en face de moi. Je ne l'avais pas reconnu. Il ne porte pas ses lunettes, c'est un autre homme. C'est un type qui dégage de bien sympathiques humanités.
Des types, des gonzesses, spectralement, traversent les couloirs de l'aile gauche à l'aile droite. Ça manque de Funky power. Le cadre est souple, mais il y a de la rigidité dans les démarches de certains.

Je passe mon oral. Je ne peux pas vraiment dire ce qu'ils en ont pensé. Ils se sont exprimés sur la satisfaction à observer que mon travail avait pris en compte l'impératif incitatif du produit.
Réponse mardi. D'un point vu humain, ce fut une bonne expérience.

Retour à la gare, cette fois-ci la gare de l'Est. Comme d'habitude, le troisième wagon, le premier étant bondé et le second envahi de gitanes sans filtre. Une jeune fille passe, je lui fais signe de venir me rejoindre. Une ancienne élève du lycée désormais étudiante en STU, science de la terre et de l'univers.
Elle m'avait vu sortir du RER quelques heures plutôt. La boucle est totale.
Une agréable conversation où Inde, Véda, et autres bêtises de ma part (Dragon Ball) se mêlent à nos itinéraires respectifs.