Lundi 13 août :
1933, Hitler arrive au pouvoir.
1933, Coca-Cola arrive en France.
1945, Hilter est mort.
Chaque jour, j'essaie de réaliser un
acte héroïque, original tout au moins (ou tout au plus).
En ce jour de beau soleil, je n'ai pas l'âme aventurière. J'ai
bu mon premier café au lait en dehors d'un lit d'hôpital. Je dois
tout de même préciser que le lait avait été ouvert
il y a plusieurs jours déjà. Adviendra ce qu'il adviendra. Je
suis prêt à assumer.
Pas de news de FV, il doit être sur le
tournage d'un film avec Tautou et Le Bihan, la classe !
Double image, un copier-coller dans ma tête, poète et pervers,
je vois les yeux mutins "d'Amélie" et les jolis petits seins
aperçus dans le "Libertin" (navet rarement atteint pour un
projet avec argent et casting).
Pas de news de FB, depuis son petit texte qui m'a laissé pantois, je
crois qu'il prépare son émission. Consécration du chroniqueur
qui devient celui qui choisit les chroniqueurs. Un parcours qui se boucle, naturellement.
J'espère qu'il ne va pas sombrer dans le "too much".
On est vite grisé dans l'apparat du spectacle.
Pas de news de VTC, comme Yann, prépare son prochain livre. D'ailleurs,
je pense que Laurent a dû lire son livre au bord d'une rivière,
en attendant la carpe. C'est un grand pêcheur, mais qui n'attrape jamais
rien. C'est sa façon d'être à l'écoute du temps.
Pour ma part, c'est le vélo, pour d'autres, c'est la planche à
voile, la moto (genre Triumph ou Ducatti)
J'ai rien foutu aujourd'hui, repensé
un peu à mon travail universitaire, pensé à contacter un
type vu une fois qui bosse à C+ dans le magazine de la chaîne,
on ne sait jamais.
Je n'ai pas non plus pensé à Olivia, sauf en ce moment. Je continue
à emmagaziner des connaissances farfelues sur tout, le cinéma,
la littérature, la peinture, le sport, je suis bon pour un grand chelem
chez Lepers.
C'est dingue toutes les conneries qui peuplent mon cerveau. Je ne m'en sers
jamais, sinon je n'aurais plus d'amis. L'intérêt des amis, c'est
l'échange, des trucs à se dire, des nouvelles à se communiquer.
La connaissance encyclopédique est un handicap à la relation amicale.
On peut saouler un inconnu, mais pas un ami. Donc toutes mes lectures sont inutiles.
Ou alors il faudrait tomber sur une personne identique, voire supérieure,
et les rôles seraient inversés, l'angoisse.
La connaissance mène aussi loin que l'ignorance. La vie n'est qu'un jeu
d'épicier, de l'équilibre des connaissances. Parce que l'ignorant
n'est pas celui qui est stupide, mais est celui qui ne sait pas, mais il sait
pertinement qu'il ne sait pas.
Tandis que le connaissant sait pertinement qu'il sait plus que l'ignorant.
Tout le monde en conçoit une gène, un malaise.
La solution reste la bêtise, la stupidité, le simplet.
Démonstration bien triviale que la réflexion
ne mène nulle part, car poussée un peu, elle mène au constat
qu'il faut être débile pour "être heureux" (absence
de questions).
Je suis resté bien trop longtemps assis
sur ma terrasse avec le soleil dans le dos, dans le cou, sur la tête.
J'ai de bien belles fesses blanches. Et les pieds aussi. Pour la teinte, parce
que je ne suis pas fétichiste du pied (à l'inverse d'un Cyril,
maniaque dangereux des p'tits petons des p'tites mignonnes).
Comment nomme-t-on les fétichistes du pied ? Les Pédéphiles
?
Il faut que je me renseigne si Julien me pose la question, ou s'il y a un "quatre
à la suite" spécial pervers et fétichiste.
Les pédéphobes seraient ceux qui n'aiment pas les pieds ? Je serais
plus "pédéphobes" surtout ceux qui puent (pas de noms
: Fabien, Cédric, Stéphane Faure). L'odeur joue vachement dans
ma phobie des pieds (même si je n'ai jamais connu de filles mauvaise odorante
des panards).
J'ai dû mal à saisir que l'on puisse aimer une personne qui par
segment est répugnante.
Aimer l'autre pour ce qu'il est en son entier, je veux bien, mais en son entier
signifie, pour moi, aimer qu'il ne pue pas des pieds plutôt que le contraire,
il en va de même pour les poils dans les oreilles, les trous de nez, la
mauvaise haleine et je passe les furoncles sur les fesses.
Ces traits étant bisexués. Le système pileux féminin
étant, chez moi, un élément qui développé
fait dresser les trois poils de mon torse de jeune éphèbe anorexique.
Je n'en ai jamais vu personnellement, mais de
rumeur, de mythe nébuleux et effrayant, le poil sur le sein est devenu
une réalité sensible. Pascal, ethnologue à Belleville,
l'a vu, les a vu. Un soir, après une nuit arrosée, de danses frénétiques
et langoureuses, de cocktails pas chers, souvent des verres volés à
d'autres, Pascal est retourné chez lui, innocent, ouvert et fraternel,
avec une fille des pays du Levant. Sans imaginer un seul instant, que cet être
qui dépasse qu'artificiellement les 1m20, puisse provoquer une telle
surprise. Pascal câline sa conquête, embrasse la bête. L'artiste,
pour des raisons que seule une psychanalyse pourrait définir, est aveuglément
attiré par les gros et énormes seins (Russ Meyer anéantit,
Pascal, c'est du Giga Vixens). Il tâte, malaxe, compresse, caresse, pelote
les gros lolos sans pressentir le tragique incident. Très vite l'animal
déshabille la girl, pour se lancer bouche ouverte, langue sortie, mains
en avant sur les roploplos goulues de la belle, dans l'espoir de mâchouiller
des boules de gomme. Et là, l'événement se produisit, le
cheveu sur la langue !
Notre belle normande du Siam a les seins hirsutes. De longs poils recouvrent
son adipeuse poitrine. Pascal désaoule vite. L'histoire ne dit pas si
le jeune homme continua, ce soir-là, à manger du sein.
Mais, une chose est sûre, désormais, nous savons. Nous savons que
cela peut arriver à tout moment, que nul n'y est exempt, la psychose
a pris place à nos rêves d'enfant de douces mamelles ivoires, laiteuses
et moelleuses.