Elle
nous rejoint, je fais le café, elles parlent darthrose,
de médicaments, je sors le succulent gâteau au chocolat,
jinstalle la table, je verse le café, propose le sucre
et offre le lait. Ma
mère nous quitte, je fais la vaisselle, je devais la faire. Je
repasse chez moi, et tombe sur lun des plus beaux cadeaux que
lon mait fait. Un mail de Caroline de Monaco, la charmante
vouvoyeuse scénariste. Elle a exploré mon site perso,
et lu de vieux textes, ceux qui ont motivé ma suspension de Cormier.
Elle moffre un dialogue en différé, dit-elle. Je
suis ravi, bien plus, jexulte, je rictus sec. Je
bafouille un message de réponse, dautres messages habitent
lécran. Je naime pas voir des messages non lus noircir
ma boîte mails. Je
suis bien incapable de técrire tout ce que je ressens.
Je meffondre, assez heureux et satisfait. Je bouquine Soral, et
les mails de Valérie jusquà la tombée de
la nuit et larrivée impromptue de Cyril, avec bières
et tarpés. Je continue à répondre, tout en écoutant
ses aventures. On parle de Jessica, de sa gentillesse, de son goût
pour les bestiaux, de son corps torride, terrible, tonitruant
Une fille parfaite pour Cyril. Il doute, cest sa première
incursion dans le monde de la métaphysique. Je déambule assez tard, me tartine du pâté vers 23h, finis le gâteau avec coca à minuit. Je ne me couche. Dans la nuit, vers deux heures, je me réveille, bizarrement, jerre une demi-heure dans le salon, devant lépisode nocturne de " Six feet under " je nallume pas lordinateur.
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