Dimanche 16 septembre :

Réveil tranquille, vers midi, pas trop mal au crâne, plus en raison d'un début de crève que des verres bus la veille.

J'ai passé une chouette soirée. On a fêté l'anniversaire de JP, avec Nicolas, Stéphane et Julien, que je ne connaissais pas.
Les gars ont voulu aller boire un verre à Fontainebleau, à l'extrémité sud du département, nous sommes au centre.
D'après Nicolas, c'est une ville charmante avec plusieurs pubs sympas. Pas de raisons d'en douter, Nicolas, c'est du sûr.
Le trajet est agréable, je découvre Bois le Roi, des paysages boisés, le pied, même la nuit.
Nous rentrons dans Fontainebleau, les trottoirs grouillent de people, beaucoup de filles, des groupes de nanas à chaque carrefour, c'est impressionnant.
JP se gare, avec talent, il est nécessaire de lui rendre cet hommage. Les 5 garçons plein d'ambition partent à la découverte de la cité. Stéphane nous fait l'historique des distributeurs de la ville ; il bosse dans une compagnie de dépannage de distributeurs.
Nicolas cavale, JP frime avec son cuir, Julien ne dit rien. Je pérore sur n'importe quoi, je ne changerai jamais.

Le centre de la ville rappelle un peu le quartier latin, ou plus exactement le coin de la rue Mouffetard, de la place de la Contrescarpe. Des Jeunes, des Grecs, de Pubs, des Chinois, des rues pavées.
On s'installe dans un pub qui propose des crêpes. C'est JP qui régale pour ses 27 ans.
Je commande un "Michou", whisky, gin, passion, pourquoi pas ?
La serveuse est "pas mal", mais elle n'apprécie pas mon "humour" lorsque je prends une voix efféminée à la réception de mon "Michou" ; elle a cru que je la singeais. Mais non, jeune fille, j'imitais, très mal, Michou !
Et puis quelle idée d'appeler un cocktail "Michou" ?

Après s'être repu, on s'évade en face dans un pub "australien", "Aussie". Le petit Julien offre ses 3 litres de Desperado. JP, qui ne tient pas l'alcool, se contente d'un coca, son premier et seul cocktail l'a déjà émoussé.
1h, les portes se ferment, tout le monde dans la rue.
Qu'est-ce qu'on fait ? On rentre.
Nicolas est devant, nous sommes derrière. On lui fait la mort, étranglement par la ceinture de sécurité, multiples coups dans son siège, arrachement de cheveux, enfin le corps est jeté dans un bled entre Bois le Roi et Vaux-le-Pénil.

À Touquin, des jeunes glandent sous l'abri de bus. On se dirige chez moi, il est 2h. Je lance l'idée d'aller aux Sources. On peut danser, l'entrée est gratos, et personne ne force à la conso.
On est reparti. Nico est toujours devant, la torture recommence. Il fait la gueule.

Le parking semble bondé, on se gare au début, très loin, sous une lampadaire en pleine lumière.
Une bande de lascars, casquettes, doudounes est à côté, ils ont été refoulés. Un videur veille, tout seul. Un petit black trapu accoste Julien pour lui taxer une garrot, ils se connaissent un peu, le même CFA à Nangis.
Des jeunes me reconnaissent, "c'est le pion de Cormier" !
J'espère qu'ils ne vont pas s'en prendre à la caisse de JP. Mais en général, j'ai des bonnes relations avec les types.
Les 9 lascars ont été refoulés, tous les 5, on entre tranquillement. Je repère Pascale aux vestiaires, j'irai après.
Première pour les potes, à l'exception de Nicolas. L'endroit est classe, plusieurs salles, un groupe en live, une piste de danse, des filles.
On tourne à la recherche d'une table, en attendant JP et Stéphane dansent, Julien et Nicolas matent, je vais aux gogues. C'est le meilleur endroit pour discuter, près des chiottes.
J'y rencontre des potes, des invitations à des concerts, à des soirées. J'y rencontre des copines, Laure, Alysson.
Il y a Nelson, David et Virgile, la vieille garde ne se rend jamais. Il y a la petite qui me tripote toujours en disant que je n'ai pas d'abdos. Je lui fais remarquer qu'elle a des tout petits seins, mais cela n'empêche pas qu'elle persiste à me tâter. C'est désagréable, son ami appréciant qu'à moitié.

À l'étage, je rencontre Audrey, elle se lève pour me dire bonjour. C'est sympa. Elle était élève au lycée, puis est passée au lycée général et maintenant elle travaille à Paris dans une agence immobilière.
Elle était toute mignonne, au lycée, une grosse touffe frisée, des cheveux magnifiques, et un petit minois craquant. Elle a désormais les cheveux courts, des petites lunettes rectangulaires, elle est très belle. Je suis impressionné par cette métamorphose vers le sublime.

Elle est avec Caroline, qui ne me dit pas "vraiment" bonjour ; son copain étant un jaloux maladif. C'est con, je craque complètement sur cette fille. Mais bon, je ne suis pas un mec bien entreprenant. À la première adversité, je hisse le pavillon de la reddition. Je suis très français en fait.

Vers 4 h, on reprend la route de Touquin. Deux VSAB sont sur le parking, les gendarmes s'affairent. Nous remontons le parking, toutes les voitures ont le pare-brise pété, on commence à flipper pour la caisse de JP, la dernière en pleine lumière.
Une trentaine de voitures ont été vandalisées, la première fois que je vois ça ici. On arrive vers la délivrance, à pas normal, une voiture est épargnée et celle de JP aussi.
Une soirée qui finit bien. (Pour nous !)

A Touquin, des jeunes sont sous l'abri de bus. Ce ne sont pas les mêmes, je discute un peu avec eux. Une fille est mignonne, Peggy, c'est dur !

Une bien belle soirée, avec des amis, avec de jolis paysages, une ville charmante, Audrey, Caroline, une nuit douce et tiède.