La soirée avec Mamère :


Pascal a mal à la gorge, ai-je cru comprendre, entendre lors de notre conversation téléphonique. Il m'avait informé, par mails, ainsi que Sébastien, d'une réunion politique de Mamère, et de tous ces amis, Cohn-Bendit, Voynet et Pocrain.
Pocrain, le moins connu, est le corniaud qui veut instaurer une "Black Pride", pour montrer qu'un Black version Pocrain, c'est aussi con qu'un homo.
Et les homos blacks ? Ils font la fête tout le mois de juin ?
Et bonhomme, ne crois-tu pas que le communautarisme, c'est hyper crétin, et qu'il n'est pas nécessaire de tout grandguignolisé ?
Je n'ai jamais cru aux "Blacks", aux "Homos", aux "Jenesaisquoi", ça ne veut rien dire.
La grande rupture, elle est économique, pauvre/riche, pour une grande part.
Puis, après, viennent des facteurs si individuels.
Je connais le mal existentiel de certains "riches", dérision, auto-flagellation, perte du goût de la vie. Je ne vise personne, n'essayez pas de trouver des signes là où il n'y a vraiment rien. Lire les cons d'américains, les "Ellis" et autre "Elroy".
Donc, je quitte le taf vers 22 h. Je n'ai aucune intention définie, pas envie de manger, pas envie de m'arrêter boire un verre, pas envie d'avoir une envie particulière. Je marche et c'est déjà très bien.
Je passe devant le resto tibétain ; mais AD m'a dit que c'était "pas terrible". J'essaierais bien tout de même, si FR me donnait des nouvelles.
J'arrive à mon virage, des CRS. Devant le cirque d'hiver, que faire ? Je décide de poser mon sac et de voir. Mon sac posé, je ne suis pas spécialement fatigué. Parti pour le show de Mamère.
Je n'aime pas ce type ; il est dangereux, cabotin, et très méchant. Je le pense, mais y aura peut-être des minettes. Des pas finaudes forcément, ou plus certainement des celles-qui-se-veulent-pensantes. Ça promet. De toute façon, je rentre toujours bredouille, vu que celle que je veux, elle n'y sera pas. Ou alors, le destin sera encore un bien joli farceur.
Je passe les CRS tranquilles, le gros black qui fera la pride de juin et pénètre au cœur du cirque.
C'est Noël qui parle, chouette !
J'écoute, vu que je n'ai rien à dire. Ils applaudissent tous, sauf moi. Seul contre tous ; ça me fait peur les foules qui aboient en choeur, en rythme, en cadence...
Par contre, j'avoue que je m'enthousiasme jusqu'à la participation bimanuelle lorsqu'il évoque la politique de Sharon, d'Israël, des USA, de l'Europe (rien) et du CRIF. Il dénonce les responsables, c'est le seul à nommer les responsables, j'applaudis. Ses propos-là sont justes, je le suis également.
Par contre, ça finit en Pocrain, Mamère imite Chirac, en reprenant la dialectique de "Super Menteur" des Guignols, c'est pauvre pour un candidat aux présidentielles.
Et le clou final au cirque, la loi du spectacle, un con qui rappe et Mamère qui se trémousse. Définitivement déçu, c'est dommage, il avait été un bon orateur avant de redevenir le cabot qu'il est.


Je me réveille... Douche avec lavage des cheveux, c'est dur à sécher sans sèche-cheveux. Je sors, je regarde les fenêtres si une jolie n'apparaît pas. Rien. Je passe devant "Libération", un léger attroupement, deux types au centre, Mamère et ce con de Pocrain. J'adore ça, ces instantanés qui se suivent, ces thématiques.


Mais, Pascal, je te rassure, je ne voterai pas Mamère.