" Je suis allé également sur tes notes journalières et je me suis arrêté sur le 10 janvier, sympa ton petit texte, je me suis bien marré.
Explication : que tu ne saches plus où je suis né, je le comprends, mais que tu ne saches plus où tu es né alors je te le rappelle Hôpital à côté de la Commanderie des Templiers à Coulommiers le 29 septembre 1975 à 23 h sous la pluie. (Je rigole encore). "

Ouah, je suis trop con parfois ! Je m’étais fait naître à Melun. Je n’ai pas percuté sur le moment. Ces petits textes quotidiens écrits sur l’instant, dans un temps imparti pour ne pas louper le début du Bigdil ( " prends le rideau, Connard !, je suis sûr qu’il y a une caisse !") me font parfois oublier l’essentiel, ou plutôt des trucs tout cons comme mon lieu de naissance, le prénom ma mère et du type qui joue l’incroyable Hulk. Si, je m’en souviens : " Bill Bixby est l’incroyable Hulk ". Ma mère, ça doit être Corinne. Mais pour savoir s’il y un doublement du " r ", alors là, je sèche. Ou un " n " solo ?
On l’appellera maman, ou pas, ce sera plus simple.
Pour être juste, " l’incroyable Hulk " est joué par Lou Ferrigno. Bixby n’étant " que " le docteur David Banner, poursuivit par l’antipathique empêcheur de fonder une famille en paix, le reporter McGee (Jack Colvin).
C’est toujours triste de voir le pauvre David qui vient d’aider l’enfant d’une jeune veuve (qui a tout de même effectué le temps d’un deuil convenable) à retrouver le moral après l’accident mortel de son père tombé du haut d’un télescopique de fabrication allemande, partir penaud mais confiant sur les routes avec son baluchon et son unique pantalon, qu’il déchire tout de même à chaque épisode. Mais les pantalons gagnent toujours à la fin. Ninninninninninin…
D’ailleurs c’est en visionnant un épisode de la petite maison de Hulk dans la prairie que la chanteuse libanaise dont le prénom me rappelle une petite chienne de mon enfance écrasée par une BMW (de fabrication allemande également) un jour de printemps où encore naïf, je croyais que mon père était bien plus fort qu’Hulk ou bien même du Commandant Stubing de la Croisière s’amuse ou pas d’ailleurs, composa son hymne à la joie (toute personnelle) " Sans chemise, sans pantalon ". Bixby ne toucha aucuns droits d’auteur dans cette histoire et mourut fauché et abandonné en 1999 à un arrêt de bus à la frontière Mexicaine. Quitte à être à poil, autant que ce soit au soleil. Car Bixby précurseur de " mix " à sampler l’hymne à la joie libanais avec un chant hédoniste et apollinien " Tout nu et tout bronzé " !
Aux Obsèques du comédien oublié et déshabillé, certains disent qu’il jouait sur l’effet de pauvreté, celle du scénario de la série et puis de sa banqueroute personnelle après la spoliation de son fond commerce par une juive libanaise (peu rien faire, ce sont les rois du commerce et de la récupe), pour s’adonner à son vice premier qui aurait été l’exhibitionnisme cathodique, seul Telly Savalas était venu rendre un dernier hommage à je cite " le plus grand acteur du Xxe siècle avec Douglas Fairbanks et Ronald Reagan ". Il jeta l’une de ses sucettes sur le cercueil de son ami, à tout jamais oublié de nos mémoires de zappeurs de célébrités.
Infâmes que nous sommes dans nos sentiments les plus versatiles, un jour, Patrick Duffy est une idole texane, et l’autre il se retrouve à ramer sur le câble. Et récemment Disney lui a spolié son Atlantide. Monde d’amnésiques, d’ingrats.
La spoliation atteint parfois des sommets rarement atteints, des trucs de dingues : Cavin Macleod, le chauve qui jouait le Commandant à barrettes jaunes et veste blanche du " Princess Pacific " a subi la pire des spoliations, son nom, celui-ci volé par des Écossais, qui d’ailleurs n’avaient ni pantalon, ni rien, juste un cache-cul en étoffe carrée.
On remarquera que les culs nus sont légions, que les chauves sont de braves gars, mais que sans cheveux on est moins bien loti que sans pantalon, que les sans pantalons des contrées sauvages des ïles d’Albion et de Beckham se montrent moins bien coopérants que les errants génétiquement modifiés à la lessive Gama (un baril vaut mieux que deux tu l’auras…dans le c..), que Duffy (Bobby, pas le peintre, ni le canard d’ailleurs), MacLeod (le Commandant et non l’immortel des plaines du Waaashire), Bixby (rien à voir avec le teigneux anorexique de " Trainspotting ") et Telly Savalas (qui n’était pas un fou du volant, d’ailleurs il n’avait pas le permis, c’est dire) ont tous été un moment ou un autre des passagers d’une croisière sur le " Love Boat " (spécialisée sur les mariages gérontophiles). Love Boat a été à son tour spolié par la compagnie Rhône et petites rivières de Burgondie dans l’organisation de partouzes gériatriques orchestrées par Bob Quibel et ses musiciens dont l’obsède Pino la Touka, connu de Hongrie à Malibu pour ses performances abjectes avec de vieilles personnes souvent non consentantes et plus généralement en état de léthargie pré-mortem.
À l’instar de Matteoli, je vais m’insurger pour que Duffy retrouve sa cité engloutie, Savalas une chupa choops, MacLeod sa dignité de grade et d’humain, Bixby l’estime qu’il mérite.
À l’heure où Mimie Mathy triomphe dans un voyeurisme inqualifiable de nanophilie douteux, que de grasses potelées défilent en robe de mariée, il est nécessaire que les valeurs, ainsi que le sel (parce que ça porte malheur, et que je n’ai déjà pas besoin de ça pour avoir la pouasse), soient remis à l’endroit où vous l’avez pris, merci.