Le
premier mail que je lis en arrivant au boulot est un message de Frédéric
qui me confirme notre rendez-vous du lendemain et qui mannonce
que le Figaro Magazine évoque la création de la revue
BORDEL dans un court liseré chez Flammarion. Cest un bon
présage. Javais
demandé à Pascal, de Technikart, de ne pas en parler,
tant que je ne serai pas dans la certitude. Je ne suis pas superstitieux,
cest juste une question de politesse pour la personne qui te tend
la main, de ne pas évoquer " laffaire " avant
de lavoir conclue ensemble. La
journée se passe, jessaie daller voir à la
doc. de BETC sil y a le Figaro Magazine ; je sais quils
ont le Figaro Littéraire, jy avais lu celui où Néo
parlait de Vassilis Alexakis. Je
cours donc jusquà la gare de lEst, fouine dans les
étalages, me motive à demander. Ce nest que le samedi,
mince. Heureusement, le jeune type men sort un de sous le comptoir.
Je tends un billet. Il me dit que ce nest rien, cest un
supplément. Les
collègues me charrient, il ny a pas mon nom. Men
fous, cela lance la revue, lance un projet qui me tient à cur,
réunir des amis, que dautres découvrent leurs talents,
leurs plumes, leurs génies. Moi, je ne suis rien. Ou en tout
cas, bien autre chose quun nom
Incroyable,
je proposais à Marjolaine, toujours pas vu, de m'accompagner
à l'hyper soirée de fin de show de Fred, et elle me répond
: " je ne suis pas très people, et lorsque je me sens un
peu mal à l'aise ou observée ou analysée, je me
bloque et perds tous mes moyens et n'espère plus qu'une chose,
être une souris et m'enfuir. " Et
là je rentre chez moi, et crois-moi je trouve une petite souris,
un souriceau, tout apeuré dans ma chambre. C'est
dingue ! Je
mendors près de ma souris, en pensant à Marjolaine
Jai enfin une souris dans mon lit, presque. Dans ma chambre.
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