Je
reste sans visible réaction, la seule, interrompre ce que je
faisais. Invisible, dedans, à lintérieur, quelque
part, un tsunami qui engloutit tous mes neurones fantaisistes. Dans
le ventre, cest tango, salsa, pogo, merengue. Ça fox trotte
dans les intestins. Le cur semble être cryogénisé.
Sensation darrêt sur sentiment. Je réponds des mots,
ma tête nest plus là. Bien loin, tout là-haut,
sur le Mont Cynthos. Sur lîle de Délos. Pas très
loin de Cythère. Je
déambule jusquau train, jai envie de parler, de résonner
dans une oreille. Cest dans celle de " ÿ " que
jexulte ma joie, mesurée. Je ne peux mempêcher
de me raisonner, de me souvenir des gifles reçues, encore récemment.
Gifle de Junon. Le
train est arrêté à Tournan, il attend celui de Coulommiers,
qui est arrêté à Marles-en-Brie. Quelques minutes
pour sen rendre compte, je nai pas envie de ronchonner.
Je pense au pauvre chauffeur de bus qui nous attend depuis un quart
dheure. Je
passe prendre des nouvelles de ma grand-mère, malade depuis quelques
jours. Elle va " mieux ", et ma préparé
une paella. Je massieds, dîne, lis le journal. Tout ça
a une lenteur incroyable. Quelques
minutes après, allongé sur mon canapé, un Titan
marque un but, je rejoins Morphée. Je ne bouge pas, je dors,
je crois. Milieu de la nuit, la lune éclaire linterstice
de mes volets. Je me réveille devant elle.
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