Mais
cette grande journée commence bizarrement, la souris apeurée
de la veille est morte. Elle était plus certainement empoisonnée.
Elle ne bougeait pas trop, je ne métais pas posé
la question. Je suis bête. Le
souriceau est mort ; serait-ce mort aussi avec Marjolaine, ma souris
? Je ne préfère y voir aucun présage. Cest
triste, surtout que javais envoyé un message à Marjolaine
et à Valérie. Dailleurs Valérie, dans la
matinée, mécrira pour me dire que les petits seraient
aux anges dapprendre lhistoire du " souriceau chez
Stéphane ". Cest tristement que je préfère
lui dire la vérité en lui demandant de raconter le beau
conte à Solal et Justine. Drôle
de sensation, tout se bouscule, crapahute là-dedans, Marjolaine,
inconnue, et pourtant si attendue, les yeux tristes des anges de Valérie,
que vais-je dire à Frédéric ?, et que penser de
la belle inconnue du bus, sans oublier mes mails de plus en plus complices
avec Marjorie. Mains
moites, motivé par Olivier, et les autres
Je retrouve Marjolaine,
la douce, devant léglise St Laurent, à 13h. Jy
suis, elle arrive, je fais mine de regarder le presbytère, je
sais que cest elle, elle sarrête près de moi.
Nous nous sommes retrouvés. À
laise, je la suis dans un resto, près du boui-boui hispanique
où lon déjeunait très souvent à mon
arrivée, des " paellas valencia ". Jespère
quelle viendra, quelle acceptera de me revoir
En général,
quand jinvite une fille à déjeuner, je ne la revois
JAMAIS. Fatalité. Pas
le temps de lambiner tendrement, un taf pénible mattend.
Ya Ouh ! On
parle des manuscrits de Thomas et Régis. Il est enthousiaste
de les lire
se montre un peu étonné de la "
courtesse " du texte de Régis
LIntransigeant.
Ça
se présente bien. Il me propose de laccompagner en haut,
à la " soirée " en question. Je décline
et retourne bosser à lagence, pour ce maudit truc ! Je
retrouve Sébastien, chez lui. Il bosse. Il narrête
pas, les yeux écarquillés. Il a lair dun type
surmené, mais très en forme paradoxalement. Il prépare
un exposé sur Merleau-Ponty, donne des cours demain à
9h, finit son site, évoque un rencard avec une Allemande
Palpitant
Hallucinant dintensité de vie, le petit
trapu à la grosse
. Je
mendors au départ au sol, sur la paille tissée,
comme un Japonais, comme " Stéphane-san ", je pense
à Marjolaine, à son chat
Quelle
journée !
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