Sous la pluie. Je rejoins Régis au " Cannibale ". Je dois y retrouver aussi Charles et Éric, deux auteurs que j’ai lu en septembre, deux livres reçus par Flammarion ; j’ai jamais autant lu de " Flammarion " que cette rentrée. C’était un signe.
Ce qui est drôle, c’est que j’ai écrit sur les deux livres en liant mes impressions sur chacun.
Ce qui est drôle, c’est que Charles est un ami d’adolescence de Régis.
Ce qui est drôle, c’est qu’Éric a lu les deux premiers livres des deux amis en même temps sans savoir qu’ils étaient amis, et sans savoir qu’ils seraient amis un jour tous les trois.
Ce qui est drôle, c’est que j’ai pensé à écrire à Éric à lecture de " Maniac ", mais je ne l’ai pas fait, persuadé que nous allions nous rencontrer.

Par contre, la suite est moins drôle. Pour Charles et Régis. Ça me bouffe toujours les nouvelles qui attristent mes amis. Je ne sais jamais quoi dire. Je ne suis pas une aide utile en cas de détresse ou de tristesse.
On boit tout de même (surtout) pas mal de vin. Éric est super agréable, solide gaillard aux épaules larges, des bancs de musculation ?, Charles est incroyablement " zen ", égal à lui-même, " le mec de la télé ", Régis grivoise avec fracas… Je suis tout penaud entre ses " monstres ".

Je pense à Marjolaine, et étrangement, magiquement, de plus en plus à Marjorie. " Rie " contre " Laine "…

2h, après avoir déambulé dans le quartier, je me repère enfin et débarque dans la rue de Pascal. C’est lui, mon vieil ami, qui m’héberge ce soir. Je monte les trois étages, relis son plan pour ne pas cogner chez ses voisins Yougoslaves…
Il m’accueille avec le sourire. C’est un grand Monsieur, il soutient sa thèse le 19 décembre, les termites et la biosphère ? Dans le genre…
On discute de nos aventures. Puis, le sommeil l’emporte jusqu’au matin, où inspiré, je me lève au moment où son réveil retentit. C’est l’heure de " Télématin "…