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BON ANNIVERSAIRE FRED !
37 ANS,
COMME MAÏA !
LE MOT LE PLUS LONG, 1965.
Je
ne suis pas à Paris, 13e, espace Masséna. Pas de concert
de LTNO, ou bien de PUNISH YOURSELF.
Les copains, qui perdent si facilement leurs voitures, mont un
peu oublié aussi. Cyril est parti sacheter un futon, et
dîne chez ses parents, à qui ils voudraient tant plaire.
Raymond, lui, dormait. Jai eu Régis deux fois au téléphone
; je devais le rejoindre. Encore un bien mauvais plan.
Jaurais
bien aimé voir LTNO en live. Tant entendu parlé. BORDEL.
La
phrase de la soirée : " Pourquoi jai dit ça
? ! ".
Jai vu Rodolphe, lair accablé. Je nen sais
pas plus. Jeudi soir, au téléphone, il mavait dit
avoir reçu une mauvaise nouvelle. Je navais pas osé
lui en demander plus. Jai peur des mauvaises nouvelles. Et là,
il revient de Voinsles, de chez Yann. Lambiance est tendue, je
parle de tout, pour ne pas laisser un silence. Je ne sais pas du tout
ce qui se passe.
Mais il est clair que la raison est plus que tragique. Et au moment
de son départ, je sors une phrase que je regrette depuis des
heures. Je ne sais pas au juste la teneur de la tragédie, mais
je me sens bien mal davoir sorti cette boutade.
" xxx".
Je ne veux pas réécrire cette saloperie de phrase qui
tourne en boucle dans ma caboche. Je ne suis pas lami, bien utile,
lorsque le moment est à la grande tristesse.
Cest
bien davoir un ami agent secret : Seb dOttawa.
M&Ms
:
Monsieur
Mars, je savais qu'il avait existé, mais ignorais son accointance
avec les perles noisettées !
Excellent, il découvre des noisettes enrobées de chocolat
lors de la guerre d'Espagne (1936), et il fabrique des friandises pour
Gis (1941), encore une démonstration que tout progrès,
he, he, he passe par la guerre.
Sur Leskens, bulletin rochellien, à Bruxelles :
Daniel
! Ce petit homme maigrelet et raffiné, pisser sur des tombes
! Ok juives, je comprends mieux.
Je connaissais ses préférences, mais je n'allais pas à
l'imaginer dans de tels actes peu glorieux, ah la bière allemande
est pisseuse !
Samedi.
Midi. Réveil. Popstar. Un petit Brésilien pleurniche.
Des crétins dégoulinent de partout.
Là, ce soir, cette nuit, je ne suis pas au concert Indus, Punk.
Je ne suis pas avec Régis en sueur, virevoltant sur ses genoux
flexibles.
Je regarde des " poupées " " rose bonbon "
faire les " lolitas ", " où je suis " ?
Artiste ! Un mot sans sens. Patricia Kaas, artiste, Emma, artiste, le
prof de danse, artiste, tous, artistes. Un nouveau label : " artiste
".
Je bande un peu sur les petits nichons hauts de Patricia Kaas, Emma
la Lolita na pas de jolies gambettes, je péterais bien
le cul dEva. Tout ça est bien pastel, mièvre et
niais. Jaime assez.
Il
est tard. Je me couche, " QUEST-CE QUE JE SUIS CON ".
Je mendors avec lidée de mon pote Rodolphe en tête.
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